Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

29 octobre 2011

J + 20 : LES CHUTES D'IGUAZU, ARGENTINE ET BRÉSIL

Ça y est, mon voyage "toute seule" commence là. Mon cousin Alexis m'a accompagnée à l'aéroport, maintenant c'est MON TOUR... du MONDE !
Depuis 2 jours les cendres du volcan chilien PUYEHUE ont envahi le ciel de Buenos Aires, paralysant tous les vols... le mien est pourtant maintenu. Juste... 1er petit "accident"... j'avais posé mon étui à lunettes sur le sol et je m'assois dessus ; ma superbe paire de lunettes Tom Ford est cassée en deux... heureusement de façon nette, et d'un coup de chatterton je l'ai réparée avec comme une chef !

Le vol est top : je suis assise côté hublot et du bon côté ; le départ de Buenos-Aires me donne l'opportunité de photographier Puerto Madero, l'Avenida 9 de Julio et son obélisque, et même la Casa Rosada. En milieu de vol, c'est une magnifique "Gloire du Pilote" que j'aperçois à travers mon hublot en signe de bonne augure.

J'ai à peine eu le temps de digérer toutes les émotions de ces rencontres que je me retrouve à survoler le fleuve Iguazu pour apercevoir depuis mon hublot un nuage de brume pour découvrir dès le lendemain matin ces incroyables chutes d'eau. 
Arrivée à Iguazu côté argentin de la frontière, je ne perds pas une minute pour
prendre le shuttle qui m'emmène à l'Hostel que j'avais réservé : le Marco-Polo Inn. Fastoche ! A peine une demi-heure plus tard, je suis en train de dîner avec mes 4 nouveaux amis... 4 autres voyageurs seuls qui me convient à partager leur salade de pâtes. Johana, ma compagne de chambrée venue de Colombie, Ruben et Iris des hollandais, et Ricarda l"allemande. On partage quelques bières (il faut bien fêter ce départ !) et puis on va se coucher car les excursions partent tôt. Le lendemain c'est donc avec eux que je pars pour la visite des chutes d'Iguazu. Après quelques kilomètres en bus, nous arrivons au Parc National et je m'acquitte des 40 pesos  d'entrée. J'ai le privilège d'avoir la DNI (carte d'identité) de l'Argentine qui m'évite les 100 pesos que payent les étrangers ; petit privilège ! Puis c'est un petit train qui nous emmène jusqu'au départ des passerelles qui enjambent les bras du Rio Iguazu pour arriver jusqu'au 1er point de vue des chutes. Ce n'est qu'après plusieurs points de vue de plus en plus impressionnants que l'on prend conscience de la force de la nature qui jaillit sous nos yeux ! 

Dans le vrombissement et le nuage de brume qui nous trempe en moins de 3 minutes, tout le monde s'exclame et se tire le portrait pour se souvenir ou montrer qu'on "était là". Des photographes professionnels armés de leurs appareil, d'une cape imperméable et d'un escabeau demandent aux touristes de s'écarter de leur champ pour pouvoir faire le cliché souvenir de leurs clients. Malgré le côté touristique, la puissance des chutes que l'on voit sous nombreux angles et points différents est amplement dépassé par le sentiment d'assister à un spectacle géant, unique et inoubliable. Toute cette eau qui tombe avec fracas de dizaines de mètres confirme bien le théorème de Newton ! 


Nous marchons à travers la jungle (le sentier est malheureusement parfaitement balisé) et alternons entre zones d'où nous ressortons trempés et moments où le soleil nous rappelle que nous sommes près des tropiques ; nos vêtements sèchent en quelques minutes. Je me suis laissée tenter par l'Aventura Nautica ; un bateau moteur puissant nous emmène jusqu'au pied des chutes pour en percevoir la violence ; le capitaine sait parfaitement mener son bateau entre les vagues et les courants provoqués par les chutes et nous fait même goûter à l'eau en zigzaguant entre les vagues. On est trempés jusqu'aux os et ça fait partie de l'excursion. sensations fortes et trempage garantis !Fin d'après-midi, le soleil est déjà un peu moins fort et on retrouve en maillots de bain, admirant les chutes de face en attendant que nos vêtements sèchent.

Le soir nous profitons de la cuisine en plein air de l'Hostel, je peux enfin préparer un plat comme à la maison. Il est loin le cliché des auberges de jeunesse dégueulasses que j'ai connu ado... La moyenne d'âge tourne plus autour des 25-30 ans que des 20. Les gens sont étonnamment organisés, respectueux, disciplinés et accueillants. Chacun s'occupe de ses affaires tout en partageant et nettoie derrière soi. On y rencontre un nombre surprenant de femmes voyageant seules. Il paraîtrait même que la tendance hommes-femmes en solo s'inverse et que l'on voie désormais plus de femmes que d'hommes ! Ces observations des premiers jours me permettent donc de me mettre pleinement en confiance et la gentillesse des gens que je rencontre me permet de ne pas douter une seconde de mon choix, je suis libre, libre liiibbrrreeee !!! 
Je sens aussi la pression descendre hors de Buenos-Aires. Cette ville est décidément trop grande, trop bruyante, trop dangereuse pour moi. Les recommandations constantes vis a vis des vols et autres violences à Buenos-Aires m'angoissaient à chaque sortie, et je respire à l'idée de me retrouver en pleine Nature. Et quelle Nature !
Viva Argentina !


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