Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

22 septembre 2016

THE LOVE CATS


Ce joli bouquet, dont les fleurs ont éclos cette semaine, cache en réalité la tombe d'un chat. De MON chat. Je ne lui avais pas donné de nom, et d'ailleurs ce n'était pas "mon" chat, c'est moi qui était "sienne".



Lorsque l'hiver dernier j'ai visité la maison que j'habite pour quelques mois à Las Galeras, une maman avait mis bas de deux chatons qui à l'époque, la tétaient encore. Lorsque j'ai emménagé mi-avril, les deux chatons étaient devenus deux jeunes adolescents, et dès les premiers jours je prenais plaisir à regarder ces deux frère et sœur dormir ensemble, manger ensemble, jouer ensemble.

La femelle était soumise et timide face à son frère au caractère trempé. Lorsque je leur donnais à manger, le mâle s'accaparait toute la nourriture, grondant en même temps qu'il s'empiffrait, capable de ne pas laisser une miette à sa sœur. A l'inverse d'elle, il n'était pas farouche, oh non, miaulait sans cesse pour réclamer de la nourriture, s'en était du harcèlement moral lorsque à peine levée je le voyais mendiant derrière les carreaux. Néanmoins, il avait su gagner mon affection. Il n'avait peur de rien, se laissait caresser ou chahuter en toute confiance. Son jeu favori consistait à se laisser glisser le long de mon tibia, l'utilisant ma jambe comme un toboggan et atterrissant en boule à mes pieds. Je n'avais jamais vu un chat faire ça, c'était attachant au possible.

A ces deux chats, ni aux autres qui quelques semaines plus tard prirent possession de ma maison, je n'ai donné de nom. Enfant, mon père nous avait offert un siamois qui m'accompagnait de mes 6 ans jusqu'à mes 25 ans. Je l'aimais par dessus tout. Il me suivait partout, et restait des heures assis sur la table du salon, la tête calée à quelques centimètres de l'ampoule qui éclairait mes devoirs d'école, de collège, de lycée et plus tard d'université. Je me disais toujours qu'il allait finir par avoir

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