Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

19 décembre 2015

UN WEEK-END D'EXPATRIÉE Á SAINT DOMINGUE

Plus de six mois que je profite de ce petit paradis qu'est Las Galeras, et même si la vie ici est réduite à la plus grande simplicité -une paire de tongs ou "chancletas", un maillot de bain, des lunettes de soleil, une raquette anti-moustiques et une bonne dose de nonchalence…-, chaque jour est à l'inverse, l'occasion de se souvenir de vos folles vies parisiennes dans le froid et la grisaille de l'hiver. C'est une façon de se souvenir qu'il ne faut pas tomber dans la routine sans oublier de regarder autour de soi. J'ai fait ça à Paris depuis mon enfance, alors que mes parents me répétaient que nous avions beaucoup de chance de vivre dans la plus belle capitale du monde, que partout, des gens rêvaient de venir la visiter un jour. Et je l'ai confirmé au cours de mes voyages.
Pont Bir Hakeim, Paris
A l'étranger, le mot "Paris" éclairait aussitôt les yeux d'étincelles et laissait sur les visages la marque d'un fantasme romantique. Je me suis toujours obligée à lever les yeux vers la grande dame de fer pour l'honorer, -notre Tour Eiffel-. Je regardais avec colère les gens qui gardaient les yeux rivés dans leurs bouquins -si si, à l'époque les gens lisaient des livres en papier- lorsque, dans la ligne 6 du métro qui traversait la Seine sur ce magnifique pont Bir Hakeim, nous avions quelques instants pour la saluer avant de littéralement pénétrer le 16ème arrondissement entre les deux cuisses haussmanniennes de cet immeuble dont j'ai toujours rêvé d'avoir une chambre dans la petite coupole du dernier étage. Je m'étais toujours dit que le jour où je cesserai de lever les yeux vers Elle, il serait temps de laisser la place à d'autres. Et je l'ai fait.

Ma cabane au fond des bois
Je profite donc ici jour après jour de la Nature qui m'entoure et auprès de laquelle je vis en contact direct, puisque ma nouvelle petite maison n'a ni vitres, ni porte (juste une grille aux espaces laissant entrer un gros chat qui vient la nuit fouiller dans ma poubelle). Adorable "cabane" sur pilotis entourée de bananiers, de lierres et de toutes les bestioles qui peuvent batifoler dans le bout de nature vierge qui nous entoure. Elle semble avoir été construite autour des persiennes de bois que son propriétaire aura récolté de-ci de-là. A l'étage, la chambre en mezzanine donne directement sur l'extérieur, et seuls les rideaux que je ferme le soir offrent une sorte de privacité visuelle. On entend les grillons et les couica des grenouilles, comme si on était sous une tente. Nos amis les insectes entrent et sortent à leur guise, inutile de les pourchasser, leur frère ou cousin entrera par un autre accès dès que vous aurez le dos tourné.

Pourtant, l'approche des fêtes est un moment qui peut s'avérer délicat pour un expatrié qui vit a 10 000 kilomètres de sa famille, de ses amis… que le temps sépare au fil des jours et du tourbillon de nos vies. Les attentats du 13 novembre n'ont fait que renforcer ce sentiment d'éloignement, dans l'espace comme dans le temps. Sentiment d'impuissance mêlé à la solidarité, tout était si loin et si proche à la fois ; les images du coin d'une rue, d'un bar, d'un restaurant que l'on a fréquenté, des gens qui pourraient être nous, qui auraient pu être mes meilleurs amis, ma famille.

La salle d'attente de l'hôpital
Un mois avant, j'ai attrapé une sorte de torticolis qui a pratiquement paralysé tout mon bras gauche et qui s'est diffusé de la nuque jusqu'au bout des doigts. Deux mois après j'ai encore des crampes au bras droit, la douleur s'est baladée d'un côté à l'autre. Mes proches se souciant de mon état de santé, j'avais décidé de partir faire des examens à Saint Domingue. Après plus de 8 heures d'attente à l’hôpital à courir d'un service à l'autre, faire la queue, faire tamponner les prises en charge par mon assurance, j'ai fini par réussi à faire l'IRM que le médecin venait de me prescrire, et décidai de profiter des deux jours suivants pour refaire une immersion dans le "consumérisme".

C'est ainsi que le samedi je décidai d'aller chez… Kikeaaaa ! En effet, la marque suédoise s'est installée il y a quelques années en République Dominicaine, et ô bonheur, le magasin se trouve

20 juin 2015

DE VISA, RÉSIDENCE, CHANCE ET BEAUCOUP DE PERSÉVÉRANCE

J'ai mis plusieurs jours à me remettre de mes aventures rocambolesques survenues il y a quelques semaines. Je comptais les raconter sur le blog tellement je n'en revenais pas, et puis, comme souvent, si je ne le fait pas à chaud, c'est passé. Mais ce qui m'est arrivé par la suite et tout au long de ma procédure de demande de résidence en République Dominicaine mérite que je vous raconte mes démêlés avec l'administration française... et dominicaine.

Vous allez être surpris.

Alors voilà, passionnée par ce pays et avec la ferme intention de tenter de m'y installer, "jusqu'à ce que je j'en ai marre" comme je réponds désormais aux gens qui me demandent pour combien de temps, j'ai initié depuis la France les démarches pour obtenir la résidence dominicaine.

Le dossier à monter était quelque peu complexe, mais surtout, tous les dominicains ou résidents que j'y connaissais m'en ont dissuadée dès que j'ai commencé à parler de résidence. Inutile, trop long, trop compliqué, trop cher ; il semblerait que 95% des étrangers qui vivent en République Dominicaine n'aient jamais fait les démarches, le pays étant apparemment extrêmement peu regardant sur la légalité de ses résidents.
Grille des pénalités ("multa") taxes à payer à la sortie du territoire
Grille 2016 des pénalités "multa" à la douane
On vient en touriste, et "si l'on dépasse les 30 jours autorisés (90 auparavant, passés à 30 depuis peu) on n'aura qu'à payer la multa (contravention) en sortant du pays". Si l'on décide de vraiment rester et régulariser sa situation, l'on prend un avocat qui s'occupe de ça moyennant finances bien sûr. La "multa" va de quelques dizaines à quelques centaines d'euros selon la durée de dépassement du séjour autorisé lorsqu'on passe la frontière. Pour dire à quel point c'est simple, quand n'importe quel immigré illégal verse des gouttes de sueur froides en passant la frontière dans nos pays, ici, on présente son passeport avec le tampon de la douane expiré à l'officier, qui le regarde et vous dirige vers le bureau d'à côté pour que vous vous amendiez de la pénalité, il parait même que c'est négociable. Voilà, c'est fini. À la prochaine.

Imaginez donc la bête rare qui s'obstine à vouloir entrer dans le pays avec un visa de résidence, qui plus est, n'est délivré comme de coutume que dans certains cas précis : mariage avec un(e) dominicain, droit au rapprochement familial, emploi, investissement dans le pays, etc.

C'est que les choses changent. Lorsque jusqu’ici l'administration était laxiste sur le sujet, le nouveau gouvernement vient de passer une loi qui oblige les résidents à légaliser leur situation avant le 17 juin 2015. Beaucoup pensent que cette mesure vise indirectement les nombreux haïtiens qui servent de main d’œuvre bon marché (pour ne pas parler d'esclavage moderne) depuis des lustres et qui commencent aujourd'hui à déranger.
Ça vous rappelle quelques chose ?

Bref, la petite française ne sera pas mise à la porte, encore moins expulsée du pays m'assure-t-on.

Car il y a ici quantité de français (pour ne parler que de mes compatriotes) qui travaillent, ont des affaires sans n'avoir jamais régularisé leur situation, et tout le monde s'en fout.

La prévoyance -parfois poussée jusqu'à l'extrême- étant l'un de mes traits de caractère, je persiste à penser que j'ai tout intérêt à faire les choses dans la légalité, ne serait-ce que parce que si je veux travailler pour une entreprise dominicaine, l'obtention de la résidence et de la "cédula" (sorte de carte d'identité) seront une condition nécessaire. Après maintes recherches, appels, mails, je découvre comment obtenir le visa de résidence. Mon profil est rassurant, je n'ai pas d'antécédents judiciaires, mon parcours professionnel et mes projets peuvent intéresser le pays, qui m'ouvre donc ses portes.

Passeport et Visa de résidence Dominicain en main !
Passeport muni du visa de résidence dominicain en main !
Je présente donc le dossier complet au consulat de la République Dominicaine en France qui en toute bienveillance et après 15 jours de suspense m'autorise à poser mes valises dans le pays pendant 60 jours -au lieu des 30 prévus pour un touriste- durant lesquels je devrai initier les formalités pour solliciter la résidence temporaire.

Sauts de joie, remerciements au Consul et à la préposée aux visas, rêves d'un nouvel avenir dans ce pays qui me fascine tant.

Le ton est donné lorsque cette charmante dame et même le Consul en personne

6 avril 2015

Las Galeras, Samana J-10, ou comment je suis tombée amoureuse d'un village de pêcheurs en République Dominicaine

Dix jours. 
Barques de pêcheurs à Las Galeras, Samana
Plus que dix jours avant le grand saut, avant de partir réaliser mon rêve de plus de 10 ans : m'installer dans le petit village de pêcheurs nommé Las Galeras*, dans la baie de Samana en République Dominicaine. 
Loin des immenses complexes hôteliers de Punta Cana, la baie forme un un écrin de pure beauté, intacte ou presque. C'est la deuxième plus grande cocoteraie du monde, et c'est là que j'ai choisi de m'installer pour une durée indéterminée.

Lorsque j'ai mis les pieds pour la première fois à Las Galeras en novembre 2003, je sortais d'une peine de cœur dont je pensais ne pas arriver à me remettre avant longtemps. C'est une amie qui m'a proposé de partir deux semaines avec elle dans cet hôtel "tout inclus" où je pourrais me reposer et profiter du paysage paradisiaque. Elle n'y serait en fait que quelques jours mais avait dégoté une offre défiant toute concurrence : 650 € les deux semaines vol compris en hôtel tout inclus 3*, une aubaine.

Cocoteraie, Las Galeras, Samana
A l'époque l'on atterrissait à Puerto Plata au nord-ouest de l'île, et là, un bus nous attendait pour nous emmener jusqu'au bout de la baie de Samana. Je me souviens que les touristes râlaient, car après les 10 heures de vol que l'on venait de faire, ils découvraient qu'il fallait encore se coller 5 heures de bus et de coups de klaxon pour atteindre notre destination. Je me souviens que l'accompagnateur annonçait "calmez-vous, c'est un peu long, mais le paradis, ça se mérite, et vous ne le regretterez pas".

La isla de los enamorados, Las Galeras
Je n'ai pas toujours baroudé, même si dans l'âme c'est ce que je préférais faire, l'idée de me retrouver dans le luxe d'un hôtel avec une immense chambre, un immense lit, une salle de bain avec baignoire et une vue de rêve sur les cocotiers et la mer (pour le prix d'une location dans le sud de la France), de pouvoir manger et goûter tous les cocktails possibles et imaginables sans ne plus débourser un sou... m'allait très bien, et particulièrement dans ces circonstances.

Playita, Las Galeras
Je me souviens que nous sommes arrivés de nuit ; ce n'est que le lendemain matin que je découvrais la beauté incroyable de la baie. Ce voyage a été pour moi une "expérience". Mon amie étant partie la plus grosse partie du séjour, je me retrouvais seule et découvrais pour la première fois le sentiment de plénitude que l'on pouvait ressentir sans avoir besoin de quoi ou qui que ce soit. Loin de chercher la compagnie, je la fuyais discrètement, repoussais gentiment les invitations du groupe de français qui grossissait chaque jour à table et savourais pendant des heures le temps qui passait en regardant la mer, tout simplement. Mon esprit se vidait, sensation étrange... plutôt que de tourner ma tristesse en boucle, j'étais dans un état contemplatif, béat et rien d'autre que la beauté du paysage ne venait perturber mon esprit ; je ressentais une paix intérieure jusque là insoupçonnée. Le soir je rentrais dans mon immense chambre, allumais des bougies, de l'encens, et me plongeais dans un bain qui venait encore cicatriser ma blessure... puis je me couchais avec ce profond sentiment de bien-être.

Pêcheur au filet playa Las Galeras
Pour l'une des rares fois de ma vie, je passais mes journées à lire. Confortablement installée dans un hamac accroché à un cocotier, ne relevant la tête que pour laisser mon esprit ou mon corps plonger dans le bleu turquoise de cette eau tiède et douce.

Un après-midi je m'étais aventurée "hors des balises" de l'hôtel partant à pied par la plage jusqu'au village. J'avais la sensation d'avoir fait le mur. Je voyais bien qu'il y avait "une autre vie" hors de l'enclos aseptisé de notre hôtel. Pendant ma balade, j'avais remarqué un salon de coiffure minuscule. J'étais entrée demander les tarifs qui étaient dérisoires, et presque plus par curiosité que par besoin, avais décidé de laisser mes cheveux entre les mains de la coiffeuse qui visiblement était aussi amusée que moi de cette rencontre.
Picapollo
La jeune-fille était sortie du salon puis était revenue quelques minutes plus tard avec un seau d'eau tiède à la main, pour me laver les cheveux dans la bassine qui se trouvait derrière ma tête. Pendant qu'elle me coupait les cheveux j'entendais les motos passer à l'extérieur, les gens passer en discutant devant le salon, bref, tout simplement la vie locale suivait son cours. Et même si quelqu'un entrait dans le salon et me regardait un peu étonné d'y voir une blanche, nous échangions un sourire et je m'amusais intérieurement à imaginer qu'un jour je ne fasse plus tâche (blanche) dans ce décor. Totalement séduite par

13 mars 2015

Retrouvez mon expo photo au Salon Mondial du Tourisme

Fraîchement débarquée de l’île de La Réunion, je vous donne rendez-vous au Salon Mondial du Tourisme de Paris de jeudi 19 à dimanche 22 mars de 10h à 19h. 

Vous pourrez me retrouver sur l'espace MON TOUR DU MONDE (stand B33) avec d'autres blogueurs comme François de tourdumondiste.com (excellent blog très pratique que je vous recommande vivement pour préparer votre tour du monde !), je vous donnerai mes bons plans et "trucs" pratiques pour faire un tour du monde inoubliable. 

Nous pourrons partager quelques souvenirs de voyage et je vous présenterai également ma nouvelle exposition photo "Autour de l'Océan Indien" qui comporte 18 clichés inédits imprimés en grands formats* : Inde, Madagascar et L’Île de La Réunion qui a très aimablement accepté de soutenir mon projet photo. 

Vous pourrez prendre le temps de regarder cette exposition photo qui sera présentée au FORUM ANIMATION du Salon. 
*Ces photos sont proposées à l'achat en tirage limité (30 exemplaires numérotés et signés).

Les dernières semaines à La Réunion ont été intenses... comme l'île ! 

Le 4 février c'était le volcan Piton de La Fournaise qui entrait en éruption, et à la veille de mon départ, c'est Haliba, la "tempête modérée" qui aura fait pas mal de dégâts en passant à moins de 100km de la côte. Néanmoins contente de vivre l'expérience d'une tempête tropicale (des heures de pluie torrentielles pendant lesquelles l'on reste calfeutrés dans une ambiance intimiste, d'incroyables cascades qui se forment dans les montagnes, l'état de vigilance renforcé...), tout cela nous rappelle que la Nature est maître à La Réunion : c'est une île que l'on doit aborder avec humilité et respect, et même si l'on reste en France -avec tous les avantages et le confort de notre pays- le contact avec la Nature est partout et omniprésent.

De ces huit mois passés à La Réunion, restent les magnifiques souvenirs de randonnées en montagne, des panoramas spectaculaires sur les remparts et les cirques, du survol de l'île en hélicoptère, des sorties en mer pour observer les baleines et les dauphins, de plongées en bouteille pour admirer de plus près la faune et la flore subaquatique, des promenades le long de la côte du sud déchiquetée par les  vagues, des cases traditionnelles de l'Entre-Deux, des plats délicieux et typiques, variés et aux saveurs

6 février 2015

Éruption du volcan Piton de la Fournaise à La Réunion !

C'est arrivé. C'est arrivé le 4 février 2015 à 11h10. 
La dernière datait du 21 juin, probablement pour fêter la musique. A midi, j'étais devant le rayon sodas du supermarché lorsque mon téléphone à sonné. "Devine pour quoi je t'appelle ?", il ne m'a pas fallu plus de 2 secondes pour comprendre et hurler dans le téléphone (et tout le supermarché par la même occasion) : "La pétééééééé !!! Le volcannnn la pétééééééééé !!!". Eh oui, à un mois de quitter La Réunion, je m'étais -presque- faite à l'idée que je ne verrai pas le volcan entrer en éruption. Nous l'attendions pourtant tous depuis la mi-décembre, où des signes d'activité avaient été signalés. 
Une première alerte suspendue quelques jours plus tard, mon sac à dos qui attendait à la porte depuis des semaines, une deuxième alerte et les paris qui allaient bon train. On l'attendait même pour le soir de Noël, et puis, l'avis d'alerte avait à nouveau été levé. Bon, m'étais-je dit en regardant mon sac avec dépit, ma lampe frontale, les barres de céréales, les piles de rechange, le sous-pull, le pull, la polaire et ma doudoune resteraient pliés dans un coin de ma chambre, définitivement. Car ce n'est pas avec les chaleurs accablantes que nous subissons depuis le mois de décembre sur la côte ouest de l'île que je risquais d'en faire usage. 

Plaine des Sables
Enfin, l'obstination paye. Car si je n'ai trouvé personne pour m'emmener dès le 1er jour et malgré mon état proche de l'hystérie tout au long de la journée, c'est dès 13h le lendemain matin que j'ai pu partir en trombe jusqu'au volcan.




Brouillard sur le sentier
La météo annoncée n'était pas favorable. Après 1h30 de route sans relâcher le champignon et à peine arrivés sur le parking presque vide, le brouillard commençait à tomber. Pas moyen de me faire rebrousser chemin. Pas moyen.

Mon sac bien chargé avec tout mon matériel photo, mon "kit de survie au froid, à la faim et à la soif" sur le dos, il n'y avait plus qu'à rejoindre l'endroit qui avait été indiqué pour avoir la meilleure observation. Quatre mois que je n'avais pas randonné, mais le sentier ne présentait aucune difficulté. 
Au bout d'une demi-heure nous rejoignions le premier spot d'observation. Les nuages se sont dissipés durant quelques secondes, le temps de nous laisser apercevoir sa majesté Le Volcan, mais ils se refermaient presque aussitôt, un peu comme cela c'était passé en haut du Huayna Picchu au Pérou, ce pain de sucre qui domine l'incroyable cité Inca du Machu Picchu.

Éruption et coulée de lave
Cherchant à voir les coulées de lave de face, nous marchons presque une heure de plus avant de trouver le spot tranquille où s'installer.

D'heures en heures, on passe de la frustration (un brouillard à couper au couteau, quelques gouttes de pluie, des nuages, des éclaircies, et finalement le rideau qui s'ouvre et laisse apparaître les traînées rouge incandescent sur le versant du volcan, que l'on entend parfois gentiment gronder. La bouche envoie des jets de lave plus ou moins importants et l'on peut entendre au loin les bouillonnements ! L'éruption n'est pas énorme, mais largement suffisante pour fasciner tous les curieux et amoureux de la nature qui ont accouru des quatre coins de l'île. La coulée luit dans l'obscurité comme un serpent fluorescent.

La pleine lune se lève sur le volcan
A la nuit tombée le spectacle est magique devant nous, mais aussi sur le sentier, qui se transforme en retraite aux flambeaux, les flambeaux traditionnels étant remplacés par les lampes frontales et les tenues militaires par des tenues de raiders moulantes aux bandes réfléchissantes. Car réunionnais et zoreils sont venus en masse assister à l'éruption.





Randonneurs
Vers 21 heures, le retour se fera sous la pluie et le brouillard, remontant la rivière comme des saumons, croisant des curieux qui ont accouru (après le travail ?) armés de leur frontale qui, dans le brouillard, me rappellent les mineurs de Potosi. La comparaison s'arrête bien évidemment là, car

30 janvier 2015

Bonne Année à La Réunion !

Mon bureau à La Réunion
J'écris cet article depuis mon "bureau réunionnais" où je suis installée depuis la mi-décembre. 

Après 8 déménagements en près de 6 mois, j'ai enfin trouvé mon spot de rêve : surplombant la petite ville balnéaire de Saint-Leu, ma vue sur l'horizon, le lagon et les magnifiques couchers de soleil en ligne de mire, un spectacle différent chaque soir que je ne me lasse de photographier.

Je suis là !
La Réunion, petite île française, caillou volcanique perdu dans l'Océan Indien que les métropolitains connaissent plus ou moins bien, semble être parfaitement inconnue pour les centaines d'amis étrangers que j'ai pu rencontrer au cours de mes voyages. Alors, lorsqu'ils ont

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