Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

11 juin 2013

UN AIR DE MARRAKECH

Samedi 9 février 2013

Nous arrivons dans l'après-midi au centre de Marrakech. Le riad dans lequel nous avons réservé une chambre est à deux pas de la place Jemaa el-Fna que nous traversons nos sacs sur le dos. Tout comme la première fois que j'avais mis les pieds ici, la vision de cette place animée jour et nuit reste ensorcelante, inoubliable.


Nous gagnons notre "pied-à-terre" aussi vite que possible en nous frayant un chemin entre la foule dense des ruelles de la médina. La vieille ville et les souks sont "piétons", mais en réalité vélos, scooters, ânes tirant des charrues, et autres charrettes transportant toutes sortes de marchandises forment un flot compact et continu dans les ruelles étroites. 

C'est une charmante chambre donnant sur un patio où abondent palmiers et orangers qui nous attend. Elle est simple mais déjà, l'atmosphère paisible qui règne dans le riad contraste avec le brouhaha et l'ambiance étourdissante que nous venons de traverser : c'est un havre de paix. 
Aussitôt prêts, nous repartons vers la Place Jemaa el-Fna enfin délestés de nos sacs, prêts à affronter la foule et les innombrables sollicitations (pour ne pas dire racolages) qui font la réputation de cette place classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco et dont l'ambiance est difficilement descriptible pour qui n'y a jamais mis les pieds.

Camelots en tous genre, charmeurs de serpents, montreurs de singes, de faucons, musiciens, mendiants encapuchonnés, parfois aveugles ou estropiés tous droits sortis d'une cour des miracles aujourd'hui révolue dans notre "Paris du luxe et de la mode", tatoueuses de henné, vendeurs ambulants aux magnifiques étalages d'oranges parfaitement disposées en pyramides, tout cela et quelques touristes se mélangent au fumet qui commence à embrumer la place sous le soleil couchant. 
Nous sommes étourdis par le son des tambours, djembés, flûtes et krabebs traditionnels de la musique gnawa et nous faufilons entre la foule compacte qui vibre au son des vieux berbères, des porteurs d'eau, images d’Épinal vivantes d'un temps où l'on pouvait se désaltérer pour une petite pièce auprès d'un homme accoutré de tasses d'étain qui vous servait quelques gorgées d'eau tirées de sa gourde en peau de chèvre suspendue à son épaule, tel un homme-orchestre, paré de son large chapeau conique.

Je crois qu'il est impossible pour

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