Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

25 février 2012

LA HAMBURGUESA DE "DONDE MANUEL"


Hier soir je suis allée fêter ma dernière soirée à Las Galeras a donde "Manuel", la maintenant célébrissime discothèque du village. Mais comme il était tard et que je n'avais pas dîné, après quelques gobelets de Presidente une faim d'ogresse m'a envahie accompagnée d'une irrésistible envie de manger une dernière fois l'un de ces hamburgers préparés par un jeune homme dont j'ignore le prénom dans son kiosque mobile devant la discothèque. J'ai passé les 5-10mn de la préparation à observer (voire absorber) attentivement tous ces gestes mécaniques et néanmoins pleins d'amour. Car OUI, la hamburguesa de "a donde Manuel" est préparée avec amour, en tous cas moi c'est ce que je ressens  à chaque fois.

 Voici donc la scène : notre jeune homme au sourire éclatant et au regard tendre attend tranquillement le prochain client en discutant avec ses amis derrière son mini-kiosque au son des décibels de la discothèque. Je m'approche et lui demande
"Hola como'tu'ta ?, dame la mejol' hambulguesa del mundo pol'favol' !", je crois bien que cette fois-ci et après 2 mois passés ici je commence vraiment à parler comme une dominicaine. D'ailleurs même sortie du village (où tout le monde se connaît) on ne me demande presque plus d'où je viens, si ce n'est par ma couleur "morena" qui n'a rien à envier à celle des Santiagueños mais plutôt la couleur de mes cheveux et de mes yeux qui font tâche.
Et là, attention, c'est parti.
Notre "chef" hamburguesa s'empare d'une serviette en papier qu'il entortille. Ouvre la bouteille de gaz qui est à un mètre de là, craque une allumette et s'en sert pour allumer le feu sous sa planche de métal. Saisit un sachet en plastique (non pas una bolsa comme j'ai longtemps dit, mais una funda, parce que la bolsa ici ne s'utilise que pour autre chose que je n'ai pas envie d'expliquer ici, je me suis déjà suffisamment auto-humiliée à la caisse du colmado avec cette confusion). Donc, saisit la petite funda typique rayée bleu et blanc, glisse sa main dedans et la retourne comme un gant. Eh oui c'est comme ça ici on a beaucoup d'imagination pour trouver

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