Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

24 octobre 2012

OlympiaOnBoard élu Meilleur Blog Voyage sur l'Argentine par Easy Voyages !

A défaut d'avoir figuré dans la short-list des blogs finalistes pour les Golden Blog Awards, (et j'en profite pour remercier très chaleureusement toutes les personnes qui ont voté sans relâche pour les différents concours, blogs ou photos auxquels j'ai participé ces dernières semaines !) c'est Easy Voyages qui vient de me contacter ce matin pour 
qu' OlympiaOnBoard.com figure dans la liste des "meilleurs blogs voyage" sur l'Argentine !

24 septembre 2012

En Octobre, le Voyage Photographique continue

Comme disait l'autre, "La nostalgie ce n'est pas vivre dans le passé mais avancer avec les souvenirs..."
Ça tombe bien car disons qu'il y aura un an presque jour pour jour, je posais le pied à Buenos-Aires ; je venais de quitter ma famille et mes amis, mon sac sur le dos, pour cette grande aventure qui allait durer 243 jours, soit 8 mois.

13 septembre 2012

UNE EXPO PHOTO POUR LA RENTRÉE 2012

Le "Voyage Photographique" est exposé jusqu'à la fin du mois de Septembre 2012 au Bar restaurant LE CABOTIN à Boulogne-Billancourt.

13 août 2012

CHIANG MAI... FINALEMENT

Fin de journée
à Chiang Mai
Pour celles-et ceux qui ont suivi mon voyage de près, vous aurez peut-être remarqué que je n'ai pas écrit d'article sur Chiang Mai où j'ai pourtant passé 10 jours relativement tranquilles. Il y a une raison à cela, et je vais vous la donner.

Chiang Mai se trouve au Nord de la Thaïlande, c'est la 6ème ville du pays (250 000 habitants) et elle est bien connue des voyageurs, réputée pour être un bon point de départ pour les treks du nord de la Thaïlande.

J'avais mis cette destination dans mon itinéraire du Tour du Monde car je comptais bien entendu passer par "le pays du sourire" qui m'a totalement conquise depuis 2004, année où j'avais posé le pied à Bangkok pour la 1ère fois, pris le train jusqu'à Surat Tani, foulé (très rapidement) Koh Samui et son tourisme populaire pour atterrir ou plutôt accoster sur Koh Phan Gan et découvrir les plages de Tong Nan Pai et Yai, à l'époque encore préservées. Koh Tao avait fait chavirer mon cœur, des bungalows construits en matériaux naturels, et intégrés à la nature elle-même, des criques désertes et le romantisme des petits restaurants où l'on vous sert comme si vous étiez le roi, ce petit paradis des plongeurs que l'on parcourait en moto les cheveux

6 août 2012

RENCONTRES RÉELLES, AMIS VIRTUELS (II)


Deux mois après mon retour à Paris-Plage, que reste-t-il de mon voyage ? Certains souvenirs restent inoubliables et frais comme le vent patagonien, d'autres commencent à s'embrouiller, la brume opère peu à peu, comme un rêve qu'on essaye de rattraper comme l'on peut au réveil. Heureusement mes écrits et mes photos restent là, heureusement -attention on va entendre hurler- FACEBOOK est là pour retrouver au fil des jours les têtes de celles et ceux qui ont rythmé mon parcours. 
Une époque fantastique moi je dis ! 

Ce week-end, cloîtrée chez moi, je travaillais sur mon "projet" (chuuuut c'est encore secret) et je repensais à ce "fou" que j'avais croisé à San Agustín del Valle Fértil dans la province de San Juan (en Argentine)… il m'avait raconté qu'il allait parcourir 50 000 km avec son vélo couché, il était parti depuis presque deux ans de Jallais, dans son Pays de Loire profond, et comptait rejoindre Ushuaïa en Patagonie… il n'était plus très loin du but.

Alain Gourichon, 50 000 km du Canada à Ushuaïa en 2 ans
Hier j'ai enfin retrouvé ce gars, Alain, il m'avait dit qu'il avait un blog et je n'ai pas trop eu de mal à retrouver sa trace. Eh bien il les a bien parcourus ses 50 000 km... et il est arrivé à bon port en mars 2012 ! Incroyable parcours de ce cycliste (un peu flemmard quand même, puisqu'il est couché à longueur de journée sur son vélo…) qui a traversé le Canada, l'Alaska, Les Etats-Unis, le Mexique, l'Amérique Centrale puis celle du Sud pour arriver "au bout du monde" sur cette terre australe que Florent Pagny à fait découvrir à la France dans les années 80.

Et puis Shino, cette Japonaise de 21 ans, petite par la taille (et un visage de poupée) mais immense par la volonté, avec qui j'avais échangé quelques mots un matin dans notre dortoir vide de 8 lits à Salta en Argentine. Grande voyageuse qui m'avait arraché quelques larmes d'émotion (versées en cachette) et avec qui j'ai enfin eu le temps de correspondre, via notre grand Annuaire Mondial des Visages.

Shino, 21 ans, 34 pays parcourus en 10 mois
J'ai enfin pu lui redemander son itinéraire ; étudiante en économie au Japon, elle avait décidé de partir pour 10 mois autour du monde. Trente-quatre pays traversés dont elle exhibait fièrement les drapeaux qu'elle cousait les uns après les autres sur son petit sac à dos. Trente-quatre pays et pas des moindres : Thaïlande, Vietnam, Laos, Cambodge, Inde, Turquie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Iran, Iraq, Grèce, Bulgarie, Serbie, Bosnie Herzégovine, Monténégro, Roumanie, Croatie, Slovaquie, République Tchèque, Hongrie, Autriche, Slovénie, Argentine, Uruguay, Paraguay, Chili, Pérou, Bolivie, Mexique, parcourus seule, avec son anglais balbutiant… j'étais scotchée, je devais partir prendre mon bus et je n'avais eu le temps que de lui demander si c'était dur : elle m'avait répondu de sa petite voix "yes, sometimes, sometimes very hard". Je l'avais félicitée, m'étais inclinée comme ils le font chez eux en baissant la tête, je suis partie en essayant de ne pas lui tourner le dos, et je suis allée dans la salle de bain me passer un coup d'eau sur le visage, je n'en revenais pas. Aujourd'hui je peux discuter avec Shino, lui poser toutes les questions qui m'ont

23 juillet 2012

LE JOUR OÚ JE SUIS ALLÉE... A LA MINE

Potosi, son histoire, son Cerro Rico... et ses mines.


J'avais inclus cette étape dans mon itinéraire sur la recommandation de Michel, le gérant de l'agence Les Connaisseurs du Voyage qui m'avait fait mon billet "Tour du Monde". Il m'avait expliqué que je ne pouvais pas passer outre cette ville essentielle dans notre Histoire puisque c'est elle qui avait fait "la fortune de l'Europe". Comment ? Je vais vous l'expliquer. 
Je suis donc à Potosi en Bolivie, et pour une fois accompagnée, puisqu’après les probablement quatre plus beaux jours de mon voyage dans un 4x4 à parcourir le Sud-Lipez, Suzanne l'hollandaise, Francisco l'italien et moi avons décidé

20 juillet 2012

YES, YOU CAN VOTE !

En ce pitoyable mois de Juillet parisien, quoi de mieux à faire que travailler... et rêver de nouvelles vacances ?! 
J'abuse me direz-vous ? Peut-être, mais moi j'ai besoin de rêver pour vivre, déjà que je passe mes nuits à inventer des histoires surréalistes... Non plus sérieusement, le site de Marie-Claire Maison organise un concours du "Meilleur Blog de Voyage de l'Année", et devinez ce que j'ai fait ? Je me suis inscrite évidemment.

Alors si vous avez apprécié mon blog, si vous trouvez qu'il mérite d'être exposé au tableau des finalistes, -ce n'est pas gagner la semaine à Malte dans un hôtel 5* qui m’intéresse le plus.. quoi que- eh bien s'il vous a plu et que vous en avez profité, soyez sympa, ajoutez votre vote en cliquant ici : Je vote pour le Blog OlympiaOnBoard

Je vous en serai bien reconnaissante, et si jamais je gagne, peut-être même que j’emmènerai l'un(e) d'entre vous avec moi ! (aïe, qu'est ce que je ne ferais pas...)

En attendant, week-end studieux pour moi... la vague est là, c'est NOW ou NEVER !
Bon week-end à vous tous et un grand merci d'avance !

Pour voter cliquez sur l'image


9 juillet 2012

"243 JOURS D'ÉMOTIONS", L'EXPO PHOTO ARRIVE

Bonjour à tous,

A un mois de mon retour à Paris, je n'ai pas chômé... une reprise du travail sur les chapeaux de roues, de nombreux retours dont certains totalement innatendus au sein de mon environnement professionnel (comme ce véritable carton sur l'intranet de Canal+ avec plus de 850 clics en 10 jours sur l'article présentant mon blog !), des discussions avec plusieurs lieux potentiels d'exposition pour mes photos... que demander de plus ?
Voilà un atterrissage un peu brusque mais néanmoins plein de belles perspectives pour les mois à venir.
...Et si mon voyage m'avait ouvert de nouvelles portes ?

En attendant le prochain article -j'ai encore mille souvenirs à partager- voici l'affiche de  l'Expo Photo que je présenterai donc à la rentrée à Boulogne-Billancourt.
Si vous êtes dans le coin n'hésitez pas à passer au CABOTIN* et à me contacter préalablement si vous avez envie que je vous parle de ces photos et de mon voyage.

Encore un gigantesque MERCI à toutes les personnes qui suivent cette aventure et me soutiennent de leurs encouragements, c'est une expérience extraordinaire !


Cliquez sur la photo pour la voir en grand

*Je vous précise que l'on y mange le meilleur steack tartare du MONDE (à mon goût !), c'est pour ça que j'y suis allée faire mon dernier restau avant mon départ, et mon 1er au retour !...

7 juin 2012

PARIS J + 5... QUAND EST-CE QU'ON REPART ?


Lundi 4 juin. Cela fait -déjà- cinq jours que je suis rentrée à Paris. Après les belles retrouvailles avec ma mamita à 6 heures du matin à Roissy "CDG" et le passage à la fourrière à peine 3 heures après avoir mis les pieds dans mon appartement, ce jeudi de retour à Paris à été surréaliste.
Après m'être acquittée des 136 euros que nous a coûté le stationnement sur une place de livraisons dans ma rue (mon budget pour une semaine au paradis !) je me suis retrouvée peu après midi à déball er les affaires de mon sac à dos dans mon "home sweet home". 



Étalés sur mon parquet, les vêtements et toutes les affaires que je portais depuis 6, voire 8 mois et qui faisaient maintenant partie intégrante de ma personne gisaient là, aussi perdus que moi, au milieu de mon appartement. J'aurais voulu les garder, eux aussi, sales, empreints d'eau de mer, de sable et d'air de Bali, ma dernière destination. 

J'avais plus de 24 heures de voyage à mon actif (pour ne pas dire 243 jours), et pourtant je repoussais inconsciemment le moment de passer moi aussi au "karcher".
Et pourtant,

30 mai 2012

A QUELQUES HEURES DU RETOUR


Olympia on Board for Paris… cette incroyable aventure est la mienne, j'en ai été la protagoniste mais tout autant la spectatrice au quotidien. J'ai été tellement fascinée par tout ce que je j'ai vu qu'il s'est crée une sorte de distance entre ce que je vivais et les images que j'enregistrais au fur et à mesure dans mon esprit pour pouvoir les régurgiter le jour venu. 
Le jour est venu jeudi dernier. Couchée sur le sable devant cette mer paisible qui était 
en train de se retirer, j'ai mentalement refait tout mon Voyage. J'avais imaginé ce jour où, ayant bouclé la boucle, je serai quelque part en train de reconstruire cette tour de Babel de souvenirs. Je me souviens qu'avant mon départ je mentionnais mon itinéraire en énumérant des pays à la suite

20 mai 2012

DE BALI A GILI AIR

5h10, j'ouvre les yeux, les oiseaux ont commencé à chanter, j'entends un chat cracher, probablement sur l'écureuil qui vient toutes les nuits grignoter ses amandes sauvages sur la petite table de mon balcon, me laissant quelques copeaux et les noyaux des amandes en guise d'offrande… je me rendors, il est trop tôt. 6h10, mon réveil sonne. Il doit bien y avoir une explication au fait que depuis près de 8 mois je me réveille naturellement et sans le moindre effort aux aurores. Aujourd'hui j'avais mis le réveil par précaution car on vient me chercher à 7h pour prendre le bateau vers l'île de GILI AIR, où je compte passer la dernière quinzaine de jours de ce Tour du Monde. Une île minuscule dont on fait le tour par la plage en une heure et demie. Moins de 1000 habitants, pas de véhicules à moteur, juste quelques vélos et des carrioles en bois tirées par de tous petits chevaux qui portent grelots et œillères, le Bréhat de l'Indonésie en quelque sorte…
Comme pour chaque étape de ce voyage, je suis convaincue d'avoir fait le bon choix, cette dernière halte me permettra de me reposer et de profiter de cette paix inestimable avant de retrouver Paris et mon appartement minuscule où le soleil n'entre jamais.

Le jour s'est maintenant levé, et dans le ciel bleu quelques nuages oranges, roses à rougeâtres éclairés par le soleil qui est en train d'apparaître. Tout est calme et pourtant je ne suis pas la seule à être déjà debout. Ici comme dans la majorité des pays que j'ai visités, les gens vivent au rythme du soleil. Evitant au maximum les endroits les plus touristiques, j'ai rarement trouvé un endroit ouvert passé 22 heures, les bars et restaurants fermant au plus tard vers minuit étant destinés

27 avril 2012

VOUS CONNAISSEZ... "MACHIN" DUPONT ?

Vous est-il déjà arrivé qu'un étranger vous demande, à la seule mention de votre lieu de provenance, si vous connaissiez untel (en général un prénom banal -et avec un peu de chance- associé à un nom de famille des plus communs), comme si Paris était un village de 150 habitants où tout le monde se connaîtrait ? Moi ça m'est arrivé plusieurs fois, et cela me fait toujours rire. Après tout, sur un gros coup de chance, qui sait, pourquoi pas ?!

L'autre jour au moment où je prenais la direction de mon hôtel après avoir marché toute la journée dans Hoi An, j'ai vu, au moment de regarder l'heure sur mon téléphone portable vietnamien, que j'avais reçu un texto. C'était Hélène -la française à qui j'avais proposé de partager une chambre d'hôtel 2 ou 3 jours auparavant- qui me disait qu'elle avait rendez-vous "au pont" à 19h30 pour diner avec un suisse rencontré à Hué quelques jours auparavant, et elle me proposait de me joindre à eux.

Je regardais l'heure à nouveau ; 19h20, j'étais justement à deux pas du pont. 

26 avril 2012

UN APRES-MIDI A LA PLAGE

La semaine dernière lors de mon séjour à Hoi An, j'ai passé un après-midi à An Bang Beach. A mon grand bonheur, j'ai passé ces quelques heures quasiment seule, malgré la rangée de transats qui bordait une partie de la plage. 
Seule une poignée de touristes dispersés profitaient du soleil, pour le reste, les pêcheurs mettaient à l'eau des petites barques rondes comme des coquilles de noix qu'ils manipulaient et déplaçaient avec une dextérité étonnante à l'aide d'une seule rame en bois. 

7 avril 2012

COMMENT J'AI ATTERRI DANS UN SALON DE MASSAGES DOUTEUX

Hier après-midi, après avoir couru dans le centre de Hanoï acheter mon billet pour une croisière dans la Baie de Halong la semaine prochaine, mon chauffeur m'a déposée à la gare où j'avais 4 bonnes heures à attendre mon train pour Lao Cai, au Nord du Vietnam. J'y ai déposé mon sac à dos à la consigne et puis j'ai décidé de sortir de la gare pour faire un tour en attendant le soir.
Après avoir bu un café, je me suis dit qu'un bon massage serait l'activité idéale pour passer le temps, d'autant plus que ça fait déjà 4 jours que j'ai quitté Chiang Mai et mes petites habitudes d'une à deux heures de papouilles (musclées) par jour. Comme pour toute demande d'information ici,
cela m'a pris 5 bonnes minutes pour expliquer à la serveuse que je cherchais un salon de massage à proximité. Il faut bien comprendre que dans cette partie de l'Asie (et contrairement à la Thaïlande plus touristique où les gens parlent ou comprennent généralement quelques mots d'anglais), on perd tous ses repères. Imaginez que vous ne puissiez plus lire, comprendre ou exprimer un mot, et que même le langage des mains n'ait plus aucun sens… je lui fais les mouvements avec les doigts au-dessus de mes épaules en répétant "massage" sur tous les tons possibles, et elle me regarde comme si une extra-terrestre se pinçait l'oreille en la regardant. Aucun sens.

Je me souviens que lors d'un précédent voyage en Chine j'avais peu à peu découvert que pour dire "moi" il ne fallait pas pointer son torse du doigt mais le bout de son nez, que pour "manger" il était inutile de grouper ses doigts en direction de sa bouche mais qu'il fallait faire semblant de manger un bol de riz avec des baguettes, que le chiffre 10 ne s'exprimait pas par les 10 doigts de la main écartés devant soi mais le poing fermé ou les deux index en croix devant soi, que lorsqu'au restaurant on voulait dire qu'on s'était régalé il était inutile de se frotter le ventre (le garçon pensait qu'on avait quelque problème de digestion…), et ainsi de suite.

Finalement la serveuse appelle son collègue qui comprend ma demande, et après avoir questionné la moitié du bar ils reviennent m'indiquer la direction à prendre. Je paye mon café et me dirige vers le salon, satisfaite

15 mars 2012

THE SECRET


Dimanche dernier en chemin pour Cancun où je devais passer la nuit avant de prendre mon avion pour Los Angeles, il m'est arrivé un évènement plutôt troublant. Il est entendu que ce voyage autour du monde n'est pas uniquement un voyage dans l'espace mais aussi un voyage intérieur. Les longues heures -voire journées- que je passe souvent volontairement seule me donnent l'occasion d'une introspection et de réflexions personnelles évidentes. Par ailleurs, au fil de mes rencontres il m'est arrivé à plusieurs reprises de discuter durant des heures des différentes façons de voir la vie, des attitudes que l'on peut adopter face aux évènements ou tout simplement face à sa propre histoire pour se sentir heureux. 
Mes deux amies à Los Angeles y travaillent depuis des années, elles ont une vraie philosophie de vie que j'ai toujours admiré et essayé de prendre
pour modèle sans forcément y arriver. D'autres rencontres plus récentes ont également été l'occasion de longs échanges sur ce thème. D'ailleurs le matin même en partant de Tulum pour Cancun, ce monsieur avec qui j'ai beaucoup discuté a tenu à m'offrir un livre que je devrai "absolument lire" et qui soit disant m'aiderait dans l'avenir. Deux semaines auparavant une autre personne dont la philosophie de vie m'a fascinée avait voulu m'offrir un livre que j'ai refusé sous prétexte d'être trop chargée et parce que je pensais que je ne le lirai pas. Je ne suis pas une grande adepte des livres ou techniques de développement personnel que je trouve souvent "bidons". 
Enfin bref, pour en venir aux faits, au moment où je descendais du bus à Cancun (j'étais la dernière) mes yeux se sont étrangement posés sur un livre tombé sous un siège.  Je l'ai donc ramassé et me suis empressée de descendre du bus pour le rendre à son propriétaire. Mais tout le monde était déjà parti. J'ai récupéré mon sac à dos dans la soute puis je me suis adressée au chauffeur pour lui demander de le déposer aux objets trouvés.  En même temps que je m'adressais à lui, je feuilletais le livre rapidement pour voir s'il était susceptible de m'intéresser. Il était en anglais, et n'étant pas une grande "liseuse" je ne voulais pas me charger inutilement. La couverture rigide montrait un sceau de cire sur un papier ancien calligraphié, je me suis dit que ça devait être un roman à intrigue du genre Da Vinci Code… le chauffeur m'a suggéré de le garder en me disant que de toute façon il était peu probable que quelqu'un vienne le récupérer. Et après avoir hésité encore un moment j'ai décidé de le mettre dans mon sac en me disant que je pourrai toujours le laisser à l'auberge où j'allais dormir s'il ne m'intéressait pas, cela me donnerait même l'occasion de l'échanger contre un autre comme c'est souvent le cas. J'ai oublié le livre dans mon sac jusqu'au lendemain où dans l'avion je retombais dessus. Puisque je l'avais porté jusque-là, j'allais y jeter un coup d'œil. 
Dès les premières pages je compris que c'était "un de ces bouquins ", l'un de ceux que je trouve bidons. Mais intriguée, et de plus en plus troublée par ce que je lisais, je m'accrochais jusqu'à la dixième page où je me suis retrouvée à écarquiller les yeux au fil des paragraphes. Les lignes reprenaient exactement les discussions que j'avais eues dans les dernières semaines avec ces différentes personnes. Troublant, il n'y a pas d'autre mot. Coïncidence ou signe que je devais considérer ? Je ne suis pas de nature superstitieuse, je ne crois pas aux signes et je suis convaincue, tout comme du fait que nous sommes un "accident" sur cette planète, que la vie n'est qu'une succession de faits, de combinaisons de probabilités et un point c'est tout. 

Le livre s'appelle "THE SECRET" : il est censé dévoiler le secret du bonheur, dans tous les aspects de la vie par quelques règles simples et soi-disant infaillibles, il parle même de science exacte… Alors voilà le Secret : il répond à la Loi de l'Attractivité ; les idées positives attirent le bien, le succès, la joie, le bonheur, et l'on pourrait donc accéder à tous ses désirs en appliquant cette loi. Sans faille. Sans exception. Au bout d'un moment j'ai sorti un stylo de mon sac et j'ai commencé à griffonner mes contre-arguments au-dessus des paragraphes, j'ajoutais amusée mes commentaires les plus cyniques. "ha ha", "bullshit", "so simple !" etc. Entre scepticisme et moquerie, j'ai tout de même tenu le coup jusqu'à la

10 mars 2012

A TULUM…


A Tulum au Mexique, j'ai passé une nuit dans un dortoir qui ressemblait à la chambre d'ados de 15 ans en pleine rébellion, j'ai dormi dans un lit superposé avec un ventilateur gros comme ça au-dessus de ma tête qui faisait le bruit d'un moteur d'avion toute la nuit, pris une douche dans une salle de bain digne d'une prison d'où j'ai fui dès le lendemain matin, j'ai partagé deux excellents repas préparés par 2 chefs sympas, j'ai rencontré l'un de mes clônes et passé des heures à partager nos points communs, j'ai écouté attentivement les chants des oiseaux tropicaux dans mon "Rancho Tranquilo", dormi comme un bébé dans ma petite cabane en bois au milieu de ce jardin luxuriant,

je me suis fait fouetter le visage par le sable blanc d'une finesse inouïe de la plage de Tulum par "grand vent", j'ai visité les ruines Maya, les fameuses, celles que j'ai vu mille fois sur les photos tout en étant distraite par ma conversation avec mon clône, j'ai passé une soirée à parler de mes voyages avec un novice, partagé une journée de plage avec deux américains vraiment sympas et passé une excellente soirée au milieu de la fête Maya à déguster

4 mars 2012

BIENVENUE AU MONASTÈRE


Samana. Prise en sandwich entre le motoconcho et Don Gallón qui est assis à l'arrière, je suis gagnée par cette petite ivresse qui m'envahit à chaque fois que je monte sur l'une de ces motos. Il indique au concho "pa'lla ! en la loma de los locos", il faut faire vite pour arriver à découvrir le Monastère avant qu'il ne fasse totalement nuit. Le conducteur se marre. La Loma s'appelle en fait La Loma de los Baez mais il a décidé de la surnommer comme cela, et il semble que cela prenne, le lieu-dit commence à être reconnu comme tel, "le mont des fous".  Le concho nous arrête devant une grille. Don Gallón m'annonce la couleur ; il y a 85 marches à gravir. Tout le monde sait que les monastères sont souvent perchés en hauteur. Moi je l'appellerai bien le Mont Olympe… " la montagne dont les nuages s'enroulent autour du sommet".
Nous montons  donc une à une les marches, mon hôte devant en éclaireur –il fait bientôt nuit-, moi derrière regardant où je mets les pieds entre les plantes qui poussent, prêtes à encercler, recouvrir, cacher toute portion de bêton comme l'a fait la végétation au Machu-Picchu avant que l'on ne découvre un jour le merveilleux site inca qui se cachait sous cette montagne verte. De temps à autres un petit rire
nerveux sort de ma bouche, j'ai peur de marcher sur une grosse bestiole qui trainerait là. Nous arrivons à une deuxième grille qu'il suffit de pousser, et encore une ribambelle de marches qui contournent un mur arrondi, et nous arrivons sur une petite plateforme d'herbe, voici l'entrée du Lieu. L'homme se baisse pour soulever une pierre posée au pied du mur. Je devine sans vraiment m'en étonner qu'il s'agit de la cachette de la clef. Mais c'est d'une spatule dont se saisit sa main, et là il m'annonce qu'il faut saisir le code. L'image de ma porte codée surgit en une fraction de seconde dans mon esprit, je me suis tout à coup retrouvée dans une rue du 15ème arrondissement de Paris. On fait signe de marquer le chiffre secret sur la porte, et d'un coup de magie, la spatule vient se glisser entre celle-ci et le cadre : tac, la porte s'ouvre. Je souris et découvre un grand espace devant moi, deux poteaux carrés qui semblent soutenir ce grand rectangle. Sur la gauche et  sur toute la longueur une sorte de paravent de lianes tissées qui laisse entrevoir la magnifique vue sur la Baie de Samana. Nous y sommes. 
Le mur opposé, celui qui est adossé à la loma est couvert de pierres de marbre brut, les colonnes, la porte et les autres murs sont faits de bois de cocotier, le sol est en béton ciré. Don Gallón allume quelques bougies dispersées car il commence à faire sombre. Il m'explique qu'il n'y a plus de lumière depuis quelques temps, les lignes électriques ont déjà été volées à 5 reprises et il refuse de faire passer son câble au-dessus de l'école qui est en contre-bas de la loma ; à la moindre tempête, sous le poids des câbles piratés par d'autres habitants, les fils coupés pourraient provoquer un terrible drame en tombant. 

Il ouvre l'une des portes qui donnent sur la baie : le spectacle est magique… le soleil s'est couché, les lumières de la ville éclairent le Malecon, et la baie ne ressemble plus qu'à une maquette, un petit lac reflétant les lumières des bateaux amarrés, au fond les montagnes couvertes de végétation luxuriante et au premier plan, juste en contrebas de la maison, un cocotier qui semble avoir été posé là "pour la photo",  l'angle d'inclinaison est parfait et vient idéalement vous marteler que vous êtes dans les caraïbes. La terrasse en coco est presque impraticable : le bois n'a pas supporté l'humidité et déjà de nombreuses planches sont trouées, au moindre faux pas dans l'obscurité on peut se retrouver une jambe ballant dans le vide. Déjà les grillons ont commencé

25 février 2012

LA HAMBURGUESA DE "DONDE MANUEL"


Hier soir je suis allée fêter ma dernière soirée à Las Galeras a donde "Manuel", la maintenant célébrissime discothèque du village. Mais comme il était tard et que je n'avais pas dîné, après quelques gobelets de Presidente une faim d'ogresse m'a envahie accompagnée d'une irrésistible envie de manger une dernière fois l'un de ces hamburgers préparés par un jeune homme dont j'ignore le prénom dans son kiosque mobile devant la discothèque. J'ai passé les 5-10mn de la préparation à observer (voire absorber) attentivement tous ces gestes mécaniques et néanmoins pleins d'amour. Car OUI, la hamburguesa de "a donde Manuel" est préparée avec amour, en tous cas moi c'est ce que je ressens  à chaque fois.

 Voici donc la scène : notre jeune homme au sourire éclatant et au regard tendre attend tranquillement le prochain client en discutant avec ses amis derrière son mini-kiosque au son des décibels de la discothèque. Je m'approche et lui demande
"Hola como'tu'ta ?, dame la mejol' hambulguesa del mundo pol'favol' !", je crois bien que cette fois-ci et après 2 mois passés ici je commence vraiment à parler comme une dominicaine. D'ailleurs même sortie du village (où tout le monde se connaît) on ne me demande presque plus d'où je viens, si ce n'est par ma couleur "morena" qui n'a rien à envier à celle des Santiagueños mais plutôt la couleur de mes cheveux et de mes yeux qui font tâche.
Et là, attention, c'est parti.
Notre "chef" hamburguesa s'empare d'une serviette en papier qu'il entortille. Ouvre la bouteille de gaz qui est à un mètre de là, craque une allumette et s'en sert pour allumer le feu sous sa planche de métal. Saisit un sachet en plastique (non pas una bolsa comme j'ai longtemps dit, mais una funda, parce que la bolsa ici ne s'utilise que pour autre chose que je n'ai pas envie d'expliquer ici, je me suis déjà suffisamment auto-humiliée à la caisse du colmado avec cette confusion). Donc, saisit la petite funda typique rayée bleu et blanc, glisse sa main dedans et la retourne comme un gant. Eh oui c'est comme ça ici on a beaucoup d'imagination pour trouver

31 janvier 2012

A LA MESSE DU DIMANCHE


Cela faisait 3 semaines que je voulais aller voir la messe du dimanche à l'église catholique de Las Galeras. Comme à mon habitude et bien que je sois agnostique, je ne manque jamais d'entrer dans une église où que je sois pour admirer ce que l'homme est capable de faire par croyance, que ce soit en terme artistique, architectural ou pour y observer son comportement. L'Eglise de Las Galeras se trouve à l'entrée de la partie "touristique" du village, elle est relativement grande, c'est un bâtiment assez simple et récent. En République Dominicaine le christianisme est
largement majoritaire, mais on l'on trouve néanmoins de nombreuses églises évangélistes, adventistes du septième jour, baptistes.... Certains rites sont également issus du vaudou comme cette messe noire à laquelle j'aurai pu participer le 21 décembre pour la Fiesta de los Palos si je ne l'avais pas appris le lendemain…


J'étais donc passée par l'église le premier dimanche de mon arrivée mais la messe de midi venait de se terminer et la sœur qui était là m'avait recommandé de venir plutôt le dimanche soir car la messe qui y commence  à 17 heures est beaucoup plus suivie, que l'on y joue de la musique etc.  Je suis donc arrivée vers 18h30 hier en me disant que j'arriverais vers la fin et que l'"ambiance" y serait à son comble. Il y a quelques années je suis allée à une messe évangéliste ici avec mon amie dominicaine et j'avais déjà une petite idée de ce que je risquais de voir, tout en sachant que ce serait probablement plus calme (lors de ces messes avec un prédicateur de nombreuses personnes terminent en pleurs, au sol, en transe…).
Lorsque je suis arrivée l'église était pratiquement vide, je me suis assise au dernier rang à droite pour ne pas trop me faire remarquer, j'espérais pouvoir prendre quelques photos comme me l'avait autorisé la sœur rencontrée quelques semaines auparavant. Les gens chantaient, un homme jouait de l'orgue électronique, les murs sont dépouillés, il n'y a pas beaucoup d'éléments de décoration et c'est juste à l'extrême opposé des églises baroques ou coloniales que j'ai pu voir il y a quelques semaines en Bolivie ou au Pérou…. Un homme installe des chaises en plastique supplémentaires au bout de chaque rang de bancs et je commence à comprendre pourquoi alors que l'église est pratiquement vide : les habitants arrivent peu à peu et l'église va probablement se remplir d'"endimanchés" comme on dit, car pour cette messe

27 janvier 2012

ON LES A VUES !!!

17 jours d'absence sur mon blog, pour lesquels je prie mes plus fidèles suiveurs de bien vouloir accepter mes plus plates excuses... Je vous l'avais dit, cette pause de 2 mois en République Dominicaine est aussi une pause dans mon voyage. La pause dans la pause. Ici c'est "chez moi", mon petit paradis secret, mon refuge spirituel, l'endroit où je me sens BIEN, et c'est tout. Alors je n'ai pas forcément la nécessité de partager ces moments, mais au vu du succès des 2 photos que j'ai postées sur Facebook hier (le record de LIKEs étant battu), je me dis ce matin que je DOIS vous offrir un peu de ces moments de bonheur.



La Baie de Samana est connue au niveau international en tant que sanctuaire d'observation des baleines à bosse qui viennent s'y reproduire de janvier à mars tous les ans. Comme pour tout le reste de mon voyage, tout se calait parfaitement bien ; je savais que j'allais être ici à la bonne période et c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles je ne suis pas passée par la Péninsule Valdés et Puerto Madryn en Argentine où...

10 janvier 2012

LE CARILLON DES ANGES...AU SON DE LA BACHATA


Ca fait plusieurs jours que j'ai envie d'écrire sur le "son" dominicain… le problème c'est que les mots me viennent quand je suis chez Manuel, au VIP ou sur la plage Nadel comme hier soir, et que ça le fait moyen de sortir un carnet et un stylo pour écrire mes pensées au milieu des dominicains assis là à boire leur bière ou leur Brugal entre deux danses. Un des premiers soirs où je suis sortie, j'ai noté quelques mots qui venaient à mon esprit sur un paquet de cigarettes mais je n'arrive plus à le déchiffrer, tant pis ça va revenir puisque l'image que j'ai dans la tête est très claire ; à force de regarder, m'imprégner et absorber ces scènes je crois pouvoir les régurgiter relativement facilement.

Une discothèque à l'air libre, un toit de béton, quelques poteaux, quelques miroirs, quelques spots, une piste de danse, des chaises en plastique et de petits tabourets qui font office de tables, les inscriptions de base peintes à la main sur les murs "No Drogas", "No Armas", "No Menores". Parfois il est même précisé "No Armas Blancas", "No Armas de Fuego", des fois que. 
Hier soir quand un mec s'est levé de sa chaise, son tee-shirt qui

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