Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

18 décembre 2011

12 12 2011... A LA CONQUÊTE DU MACHU-PICCHU AU PÉROU

Après mes deux incursion sur le Lac Titicaca, côté Bolivien (à la Isla del Sol) et côté Péruvien (Les Iles flottantes des Uros), me voici à Cusco. J'écris "Cusco" car j'ai appris que l'orthographe Cuzco est celle imposée par les colons espagnols. Les incas eux avaient nommé "Qosqo" ou Qosquo" (le centre, le milieu, le nombril). Depuis plus d'un mois, en fait depuis que j'ai quitté la région de la Patagonie, le passé Inca (au travers des peuples qui l'ont constitué ou en ont fait partie, comme les Quilmes, les Quechua, Les Aymara, et tous les autres....) est très fortement présent dans ce voyage. Bien entendu par le folklore, la musique, les vêtements, mais aussi toutes les notions que j'ai découvertes au fur et à mesure de mon parcours ; 

la Pachamama est présente au quotidien, la langue Quechua ou Aymara est plus usitée que l'espagnol ici. Parfois il est même difficile de se comprendre. Les boliviens par exemple sont généralement beaucoup plus introvertis et distants que le reste des habitants d'Amérique du Sud ; pour peu qu'ils ne parlent pas ou presque espagnol, et on se retrouve de l'autre côté d'un fossé gigantesque. Partout je me suis sentie touriste... effet désagréable et finalement insurmontable.

Me voici donc à Cusco, dans un hostel de style hippie, entourée de quelques américains et autres anglosaxons, ayant eu connaissance de cette adresse par le Lonely Planet ou le bouche à oreille. La propriétaire, une sud-africaine qui de toute évidence à fait la route de Katmandu dans les années 70, propose chaque semaine un "voyage" spirituel dans son autre demeure "the Moon Temple" quelque part dans les hauteurs de Cusco. 

Un petit panneau dans la salle commune et quelques feuilles font l'apologie du cactus San Pedro, -licite- dont les effets sont proches des expériences chamaniques. Il fallait entendre les convives en parler... ils avaient apparemment réussi leur communion avec le monde végétal et leur propre moi. Je ne pourrai vous en dire plus, je n'ai pas essayé. Je fais déjà mon propre "voyage" et je plane déjà assez comme ça pour avoir besoin. Pour ma part je suis restée attablée pratiquement une journée entière sans pouvoir bouger à mon arrivée à Cusco. Non pas que j'ai pris de la drogue (bien que je sois dans l'obligation de boire plusieurs matés de coca par jour pour atténuer les effets de l'altitude, mais je répète, la feuille de coca n'a RIEN à voir avec la drogue que l'on en tire !), mais parce que la fatigue -probablement-, le manque de sommeil réparateur et les variations d'altitudes ont eu raison de moi. Après près d'un mois à jongler entre les 3 000 à 5 000 mètres, c'est à Cusco que le Soroche m'a attaquée. Je m'en était pourtant
parfaitement tirée jusque là et j'étais bien persuadée que ces effets n'avaient lieu que les premiers jours. Horrible impression. J'ai échappé aux migraines et aux nausées qui peuvent même être dangereuses, mais des fortes palpitations dès le réveil, le souffle court au moindre mouvement, le manque d'appétit voire de légers vertiges ont été ma sanction. Il faut savoir que, tant Potosi que La Paz, Copacabana, Puno, et Cusco sont des villes où il est rare qu'une rue soit à plat. Non, c'est plutôt de grands Montmartre versions andines. Avec des rues pavées et des pentes qui peuvent atteindre les 45°. A plus de 3 000 mètres d'altitude, il faut se farcir les escaliers sans fin, oublier la cigarette et les conversations en marchant, on devient admiratif des petites vieilles que l'on voit déambuler dans les rues avec leur fardeau attaché dans le dos...

Je n'ai jamais vu une poussette ici, les bébés sont portés dans le dos dans une couverture tissée à la main et nouée autour du cou jusqu'à ce qu'ils sachent marcher. En fait tout est porté dans le dos de cette manière. Avec mon sac à dos de 15 kg je me sentais toute penaude face à ces gens petites femmes souvent chargées comme du mulets !

Après 1 journée de repos forcé et une autre journée à 2 à l'heure (il est tout simplement impossible de faire autrement dans ces cas là !) j'ai pu m'atteler à organiser ma visite du Machu-Picchu. Et il fallait être motivée... car souhaitant organiser moi même mon déplacement depuis Cusco sans passer par une agence ni malheureusement pouvoir être en mesure physique de faire "Le Chemin de l'Inca (4 jours de randonnée de niveau éprouvant à travers les montagnes et la jungle pour arriver jusqu'au site sacré), il a fallu y passer pas mal de temps. D'abord bien comprendre et effectuer des choix entre les différentes options (le train ou le bus depuis Cusco), monterà pied ou en bus au Machu-Picchu depuis Aguas Calientes, faire ou pas le Waynapicchu, dormir à Aguas Calientes ou pas. Tous les billets doivent être pris à l'avance y compris l'entrée au site archéologique et au Waynapicchu, qui n'accepte que 2 groupes de 200 personnes par jour. Il faut même décider à l'avance de l'horaire ; 7h (du matin, oui) ou 10h, sans pouvoir modifier son choix par la suite. 
Les billets peuvent être pris par internet, mais ma carte bleue étant trop bien sécurisée, je ne peux effectuer aucun paiement en ligne depuis 3 mois pour la simple raison que j'ai résilié ma ligne de portable en partant et que le sms de "vérification" que le système m'envoie part dans le vide... Obligée d'aller régler mon billet de train et mon entrée sau site dans 2 endroits différents en ville. Perte de temps : presque une demi-journée. Coût total : plus de 50 dolars pour le trajet A/R en train (1h30 par trajet, donc hors de prix comparativement au coût de la vie et des autres transports !) et près de 40 euros pour le billet combiné "MachuPicchu et Waynapicchu".

Bref. J'ai décidé de mettre en place mon excursion pour le lundi, jour supposé de "moindre" fréquentation. 
Un argentin rencontré quelques jours auparavant m'a "vendu" le Waynapicchu avec sa photo de Facebook où on le voit assis, les pieds ballants dans le vide et surplombant le fantastique, presque irréel site inca. On dirait une maquette vu de là-haut. Il m'a dit que c'était dur, très dur, la montée prend un peu plus d'une heure par des escaliers étroits et souvent vertigineux construits par ces dingues d'incas sur plus de 300 mètres de hauteur, mais une fois là-haut... un truc inoubliable, incroyable. 

Mince, je veux le faire. Je dois le faire. Enfin, je suis seule et je ne peux pas prendre de risques, je décide de prendre le billet incluant le Waynapicchu et je verrai sur place, le soroche est apparemment imprévisible, même quand on croit que l'on y a échappé.  Je partirai donc le dimanche 8h pour une excursion dans la "Vallée Sacrée" avec visite des sites de Pisaq et Ollantaytambo en particulier. Je ne rentrerai pas sur Cusco en fin de journée, mais le van me laissera sur ce dernier lieu, d'où je devrai attendre mon train pour Aguas Calientes pendant plus de 3 heures. Arrivée à Aguas Calientes, -il est déjà 22h-, je me dépêche de trouver un hostel (le plus miteux de tout mon séjour, mais pour à peine 4 heures de sommeil, il était inutile de chercher la petite perle... Je marche dans les rues d'Aguas Calientes avec l'étrange impression d'être sur une Île en Thaïlande ; 
ambiance humide et tropicale, petits bars dans les rues piétonnes et invitations aux salons de massages... je me boirais bien une petite bière en terrasse en cette nuit bien agréable, mais déjà que je commence à sérieusement tout mélanger dans ma tête, fascinée et intérieurement surexcitée par mon objectif du lendemain, je me décide à aller me coucher au plus vite et sans dîner pour ne pas risquer de compromettre ma journée du lendemain. Je dois me préserver, pas le temps d'être malade ou trop fatiguée, et encore moins demain, j'attends ce moment depuis bien trop longtemps.

4h30. Le réveil sonne. Mon petit sac à dos d'excursion est prêt, je me lance sous une douche à peine tiède, m'habille et me voilà partie pour aller chercher mon billet de bus. Tous le monde insiste pour dire qu'il faut être dans les 1ers sur le site "allez courage, une fois dans la vie, tu verras ça vaut le coup"... bien joué, il y a moins d'une dizaine de personnes, à peines éveillés comme moi qui attendent. Le guichet n'a même pas ouvert. Cela a un côté "concert de star" toute cette histoire.... ça me gave un peu mais c'est comme ça. Pendant que je fais la queue à la petite cabane je discute avec une guide, pour elle c'est le lot quotidien de se lever à 4h30... elle aussi doit être sur le site pour trouver ses clients dès la première heure... ! Comme je comptais de toute façon prendre une guide (allez encore 10 euros de plus) et qu'elle à l'air sympa on commence à constituer le groupe. Je suis seule, il faudra encore trouver 2 ou 3 autres touristes pour obtenir le tarif en question. Contente elle aussi d'avoir trouvé sa première "gringa", elle me garde une place dans la queue pour accéder au bus... et je me retrouve donc 1ère à poser le pied dans ce fichu bus, quelle pression, on dirait que je vais voir Michael Jackson ! 6 heures, le jour est en train de se lever. Pendant le trajet nous avons croisé les quelques courageux qui montent à pied  depuis le village, environ 1h30 de rude montée par des escaliers qui croisent la route aujourd'hui asphaltée. Il faut penser à ces dingues d'Incas qui n'avaient pas le choix entre le bus ou les sandales...

A peine arrivés, nous entrons dans les 20 ou 30 premiers sur le site, un couple d'italiens s'est joint à la guide et moi-même et nous entamons la visite. Dès le premier lacet, c'est le choc. La cité est là, devant nous, comme un diamant dans son écrin de verdure. Personne. Le soleil est en train de passer la fameuse "Puerta del Sol", l'accès par la montagne d'à côté par lequel arrivent les courageux souvent à bout de forces après 4 jours de marche sur le Chemin de l'Inca. Il parait que l'arrivée est très émouvante. Tu m'étonnes. C'est par là aussi que le soleil perce ses premiers rayons au solstice de printemps, éclairant de son filet doré les ruines de cette ville qui a prospéré il y a plus de 500 ans et un jour abandonnée à la hâte, lorsque les colons sont venus tout détruire, tout saccager. 


La vision est magique, mystique, incroyable. Je ne peux m'empêcher de photographier le site, plusieurs fois, c'est pourtant le même angle, le fameux, celui que l'on retrouve sur toutes les photos, j'ai vu cette photo mille fois, la mienne n'est pas différente mais je ne peux m'en empêcher, comme si j'en voulait un bout pour moi. J'étais là, le site était vide, et je veux conserver une trace de ce moment inoubliable. Je sens l'émotion m'envahir, mais la guide continue sa visite. C'est bien le problème, pour elle c'est la routine, pour moi c'est UNE FOIS, et c'est aujourd'hui que ça se passe. J'ai soudain la terrible impression d'avoir gâché ce moment. Je n'aurai jamais dû entamer la visite dès mon arrivée. J'aurai dû me garder un moment pour moi, pour me laisser envahir par cette émotion, m'asseoir là quelque part en hauteur et regarder comme Napoléon, "du haut de cette montagne 5 siècles nous contemplent". Tant pis, mon train n'est qu'à 18h, et j'aurais, j'espère, ce moment pour moi un peu plus tard dans la journée. La visite à duré 2 heures. J'ai eu un mal fou à me concentrer sur les explications de la guide, éparpillée que j'étais entre les photos que j'avais envie de prendre, les détails des ruines que j'avais envie de regarder, la vision globale du site dont je n'arrivais pas à détacher mes yeux, et l'envie de tout savoir, tout comprendre, tout emmagasiner à la fois, goulue que je suis. J'ai une heure de pause avant "l'admission" au Waynapicchu où je dois me présenter à 10h. Affamée, à jeun depuis la veille, j'ai déjà monté quantité de marches, je sors une petite demi-heure du site, accepte de payer mon sandwich oeuf-bacon qui va me réchauffer un peu. Une folie toujours en perspective du coût de la vie ! et je me prépare pour LA montée du Waynapichhu. A l'entrée, je suis encore dans les premiers. Quelques touristes qui viennent de finir la descente (du 1er "lot") nous font part de leurs impressions "dur dur, très dur, mais vous verrez une fois là-haut"... Un japonnais tout pâle est assis à l'entrée, je fais ma BA de secouriste du jour et lui passe quelques figues sèches et un peu d'eau avant qu'il ne nous fasse un malaise. Ça promet !

Et c'est parti. Encore une fois, entre jubilation et euphorie, j'ai décidé de faire la montée tranquillement, à mon rythme. Je m'arrêterai tant qu'il le faudra, j'ai mon bâton de marche loué pour m'aider et mon MP3 pour me motiver. Personne pour me lancer de challenge, personne dont il faudrait que je suive le rythme. Non je suis seule et c'est très bien comme ça, de toute façon il est impossible de parler en montant,  tous mes sens sont en éveil, je veux profiter de chaque seconde de cette montée. Et c'est le cas. Je laisse les "jeunes" me doubler, et à l'intérieur de moi-même je me dis "ouais ouais c'est ça...", contente que je suis de ce que je suis en train de faire. A l'entrée de cette partie du site il faut inscrire son nom sur un registre avec l'heure d'accès et son âge. Je suis N° 216, donc la 16ème entrante du 2ème groupe. Je fais partie des "vieux", une fois de plus. Je ne vois que des 21, 24, 27, allez 35 au plus et puis 1 ou 2 "plus de 40". Je ne sais pas si cela doit me déprimer ou me réjouir.... 
Plus ça va et plus je me dis qu'il se passe un truc dans ce voyage, comme si où que j'aille la masse de touriste s'écartait, cela devient comique à force, je me sens souvent comme le petit saumon qui remonte la rivière... les autres ont commencé leur redescende et moi je suis tran-quille ! A chaque sortie de la jungle sur les lacets de la montage la vue est de plus en plus vertigineuse. La montée se fait en hélice et à chaque fois que nous arrivons sur le versant faisant face au Machu-Picchu, la vue est plus impressionnante. Wouahh je n'ose pas imaginer ce que cela va être de là-haut. 
Le dernier quart d'heure est dur, mais je continue à suivre mon rythme et je me porte finalement assez bien, je fais des pauses courtes mais régulières. La brume provenant de la vallée monte progressivement, l'arrivée au sommet est fantastique. C'est vraiment haut, ceux qui sont arrivés avant moi sont assis sur les rochers. Il n'y a aucun endroit plat et ils sont soit en train de photographier, soit assis en silence, la grande communion des privilégiés qui sont là. 

La vision est unique, on a vraiment l'impression de toucher le ciel, et j'ai heureusement le temps d'en profiter un peu avant que la brume ne vienne totalement voiler l'horizon et nous recouvrir de son manteau blanc. C'est drôle, on sent que les gens ne veulent pas redescendre. Il n'y a "plus rien à voir", et pourtant on reste assis là pour faire durer le moment. Moi même suis sur le point de partir à plusieurs reprises, et à chaque fois quelque chose me retient, je cherche un prétexte pour rester encore là. Une dernière photo, j'en ai déjà fait mille, un dernier regard sur l'horizon en cherchant un petit coin d'éclaircir, il n'y a plus rien à voir et pas de présage d'une éclaircie avant un bon moment. Le gardien à ordre de faire redescendre les derniers touristes vers midi.

Redescente : Je ne m'étais heureusement (?) pas trop retournée lors de la montée ; vue du haut des marches et de cette altitude, la descente est cette fois-ci vraiment étourdissante. Des marches  le plus souvent hautes pour mes petites jambes et étroites à la fois, des câbles en acier pour se tenir, enclins au vertige s'abstenir ! J'espère juste ne pas faire un faux pas. Il a plu à plusieurs reprises, les pierres sont mouillées voire boueuses et glissantes, cela ne pardonnerait pas et personne devant ni derrière moi pour venir m'aider avant longtemps. Je suis donc particulièrement précautionneuse. En fait je ne croiserai plus personne durant tout le reste de la descente. Je mets moins d'une heure à arriver à mon point de départ, le Macchu-Picchu. Je signe le registre de sortie et jette un regard sur la fin de la liste : 305 personnes seront entrées en tout aujourd'hui, un chiffre exceptionnellement bas me confirme le gardien. Et toc. Le site du Machu n'est pas beaucoup plus fréquenté, quand je pense à toutes les précautions que j'ai prises pour éviter la soit-disant "foule" qui arrive dès 10 heures du matin... 

Je redescendrai "finalement" à Aguas Calientes vers 16 heures avec le sentiment d'avoir profité pleinement du site. En fin de journée le soleil qui nous avait salués à notre arrivée refait une apparition, et encore une fois je m'assieds sur un bout de pelouse en hauteur pour m'imprégner une ultime fois de cette vision. Mon coeur bat et je suis emplie de joie et de mélancolie à l'idée de devoir tourner le dos à ce qui ne restera plus qu'un souvenir... et quel souvenir.



Petite vidéo de ma montée au Wayna Picchu... la preuve en images ! 
Le sommet du Wayna Picchu culmine à 2 720 m d'altitude, 
dominant d'environ 360 mètres le site historique inca : le Machu Picchu.



Pour voir l'album photos de mon excursion dans la Vallée Sacrée et le Machu-Picchu cliquez ici : Album Photos

4 commentaires:

  1. Wow ! On a coutume de dire qu'une image vaut mieux qu'un millier de mots, mais les mots que tu as su trouver ont vraiment réveillé en moi les souvenirs de ces lieux magiques et décrivent avec une précision d'orfèvre les émotions ressenties sur place. Merci pour les frissons !

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  2. Hola que haces ? En lisant tout ça ta soeur arrive a ressentir certaines sensations notament l'épuisement dût au mal d'altitude, acompagné du grisement d'être dans de tels lieux. Ce qui est paradoxal c'est que la feuille de coca est l'antidote du mal par le mal, c'est à dire un excitant pour compenser les palpitations et l'effet terrible d'engourdissement, on se jette ou l'on peux et le corps enkilosé n'a plus la force de bouger, juste respirer. Toi, tu dût gravir quelques ruelles et chemins bien denivelés, c'est bien raconté. Quelle expérience géniale, cela donne envie, mais attention, ça se merite ! N'est-ce pas Erick ? Merci pour ça !

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  3. Tes photos sont fabuleuses, ça fait vraiment rêver !!!

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  4. d'un sens c'est réconfortant, la magie de ces lieux n'appartenant encore qu'à eux-mêmes, personnels, ne se donnant qu'au prix de cet effort. Bravo de l'avoir fait!

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Merci !

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