Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

31 décembre 2011

NE DITES PAS A MA MERE…

Qu'à Las Galeras on roule en concho sans casque, à 3, 4 voire 5 sur la même moto (enfants compris), qu'on prend des guaguas qui roulent la portière ouverte, que les ceintures de sécurité n'existent plus depuis longtemps, que le chlore et l'ammoniaque sont vendus au colmado dans des bouteilles de rhum recyclées qui traînent sur les rayons du bas (à hauteur de main d'enfant) et que ça n'est pas marqué dessus, que les dates de péremption n'existent pas, que les frigos s'arrêtent plusieurs fois par jour à cause des coupures d'électricité et que poulet, viande de porc et autres surgelés s'y côtoient allègrement sans emballage, que les chats, les araignées et les cafards y font aussi leurs courses, que les prix ne sont pas marqués, que les gars de la rue sont armés, que les autres se baladent avec une machette à la main, que "les mineurs, la 
drogue et les armes" sont interdits dans les discothèques (si si, Rambo est là pour veiller !), que les habitants sont régulièrement volés, braqués ou séquestrés  chez eux, que la police est corrompue (quelle police ?), que sorti de la rue principale, les chemins ne sont pas éclairés, que les serenos qui gardent certaines maisons ou rues ont 60 ans passés et n'ont probablement jamais tiré avec leur arme rouillée, que le soir on peut voir des mygales géantes ou des cacatas sur le mur de pierres qui va vers playita, qu'ici on explique qu'untel est mort comme on raconterait qu'il a eu la grippe, qu'une piqûre de mille-pieds peut vous envoyer 3 pieds sous terre, que la marijuana, la cocaïne et le crack sont consommés par de nombreux habitants, que l'alcool est moins cher que la plupart des boissons, que la musique dans les discothèques dépasse largement le seuil de la tolérance, que les bouteilles d'eau (l'eau courante n'est évidemment pas potable) sont parfois frelatées et qu'on peut passer un vrai sale moment avec une gorgée de cette eau insalubre, que des boas peuvent tomber des arbres, qu'il ne faut jamais rester sous un cocotier, surtout s'il y a du vent, que les bateaux vous emmènent sur d'autres plages sans respecter les normes de

25 décembre 2011

JOYEUX NOËL !

Un article en ce jour de Noël pour tout d'abord vous remercier de partager avec moi ce merveilleux voyage à travers mes photos et quelques ressentis que j'ai décidé de vous offrir depuis depuis bientôt 3 mois sur les routes d'Argentine, de Bolivie, du Pérou, de Miami et de République Dominicaine. Grâce aux deux fidèles compagnons de voyage que vous m'avez offert : mon appareil photo et mon netbook, mais aussi les belles rencontres qui ont croisé mon chemin 

et les deux chats qui ont désormais décidé de venir me saluer chaque matin à la porte de mon bungalow -non sans un intérêt certain pour quelques restes de poulpe ou de dorade que je partage avec eux-. 

87 jours de bonheur qui me semblent avoir duré des saisons et que je vais maintenant prendre le temps de digérer (en plus du fabuleux dîner de Noël préparé de bout en bout par Diane hier toute la journée !) tranquillement dans mon "refuge" spirituel ici à Las Galeras, en République Dominicaine. 
Après m'être auto-proclamée Ambassadrice Officielle pour la Promotion du Tourisme en Argentine, je pense proposer la même distinction au Maire de Las Galeras -pour peu qu'il y en ait eu un- puisque cela fait plus de 8 années que je crie à qui veut bien l'entendre que le PARADIS EST ICI !!! 

Je devrais garder cet endroit secret mais ma nature revient toujours au galop et je ne peux m'empêcher de montrer ce coin de Paradis autour de moi. Bien entendu, avec les années cet endroit idyllique révèle ses défauts et l'envers du décor l'est beaucoup moins pour ses habitants à l'année. Cette communauté de dominicains qui cohabitent avec sa petite colonie de français et d'italiens est un microcosme avec ses travers : une ambiance de village avec ses histoires, ses différents et ses drames qui vit au jour le jour avec

18 décembre 2011

12 12 2011... A LA CONQUÊTE DU MACHU-PICCHU

Après mes deux incursion sur le Lac Titicaca, côté Bolivien (à la Isla del Sol) et côté Péruvien (Les Iles flottantes des Uros), me voici à Cusco. J'écris "Cusco" car j'ai appris que l'orthographe Cuzco est celle imposée par les colons espagnols. Les incas eux avaient nommé "Qosqo" ou Qosquo" (le centre, le milieu, le nombril). Depuis plus d'un mois, en fait depuis que j'ai quitté la région de la Patagonie, le passé Inca (au travers des peuples qui l'ont constitué ou en ont fait partie, comme les Quilmes, les Quechua, Les Aymara, et tous les autres....) est très fortement présent dans ce voyage. Bien entendu par le folklore, la musique, les vêtements, mais aussi toutes les notions que j'ai découvertes au fur et à mesure de mon parcours ; 

la Pachamama est présente au quotidien, la langue Quechua ou Aymara est plus usitée que l'espagnol ici. Parfois il est même difficile de se comprendre. Les boliviens par exemple sont généralement beaucoup plus introvertis et distants que le reste des habitants d'Amérique du Sud ; pour peu qu'ils ne parlent pas ou presque espagnol, et on se retrouve de l'autre côté d'un fossé gigantesque. Partout je me suis sentie touriste... effet désagréable et finalement insurmontable.

Me voici donc à Cusco, dans un hostel de style hippie, entourée de quelques américains et autres anglosaxons, ayant eu connaissance de cette adresse par le Lonely Planet ou le bouche à oreille. La propriétaire, une sud-africaine qui de toute évidence à fait la route de Katmandu dans les années 70, propose chaque semaine un "voyage" spirituel dans son autre demeure "the Moon Temple" quelque part dans les hauteurs de Cusco. 

Un petit panneau dans la salle commune et quelques feuilles font l'apologie du cactus San Pedro, -licite- dont les effets sont proches des expériences chamaniques. Il fallait entendre les convives en parler... ils avaient apparemment réussi leur communion avec le monde végétal et leur propre moi. Je ne pourrai vous en dire plus, je n'ai pas essayé. Je fais déjà mon propre "voyage" et je plane déjà assez comme ça pour avoir besoin. Pour ma part je suis restée attablée pratiquement une journée entière sans pouvoir bouger à mon arrivée à Cusco. Non pas que j'ai pris de la drogue (bien que je sois dans l'obligation de boire plusieurs matés de coca par jour pour atténuer les effets de l'altitude, mais je répète, la feuille de coca n'a RIEN à voir avec la drogue que l'on en tire !), mais parceque la fatigue -probablement-, le manque de sommeil réparateur et les variations d'altitudes ont eu raison de moi. Après près d'un mois à jongler entre les 3 000 à 5 000 mètres, c'est à Cusco que le Soroche m'a attaquée. Je m'en était pourtant

11 décembre 2011

QU'IMPORTE L'ISSUE DU CHEMIN, SEUL COMPTE LE CHEMIN PARCOURU


Vous voyez les boucles d'oreilles que je porte sur cette photo ? 
Eh bien c'est un étudiant péruvien en Arts Plastiques que j'avais rencontré à Paris il y a plus de 15 ans qui me les avait offertes. Il était venu étudier un ou deux ans dans une école d'Art américaine et lorsqu'il était reparti nos liens s'étaient coupés par la même occasion. Alors voilà, depuis plus de 6 ans que je planifie ce voyage (si vous avez lu la rubrique "A propos de moi et mon projet" vous savez pourquoi il s'est passé tant de temps) et que je sais que je vais passer par le Pérou et Lima, je ne cesse de me dire que c'est trop bête, je ne peux pas être ici sans retrouver Giuseppe. Or, avec ma mémoire d'éléphant lobotomisé, cela fait 6 ans que je m’efforce de retrouver son nom de famille, en vain. Un nom italien, oui, j'ai bien cherché, mais des Giuseppe avec des noms de famille italiens il y en a une quantité, même au Pérou. Et puis, il vit peut-être ailleurs aujourd'hui ? J'ai même retourné un soir mon cagibi, quelques temps
avant de partir en voyage, à la recherche des vieux répertoires téléphoniques (mais oui, à l'époque on écrivait les numéros de ses amis sur des répertoires en papier...) et j'ai même réussi à retrouver celui de l'époque... mais son nom de famille n'apparaissait pas. J'ai baissé les bras.
J'y ai encore repensé plusieurs fois depuis le début de mon voyage: c'est pas possible, je ne peux pas passer par Lima sans savoir si Giuseppe est là et sans le contacter ! 
Cette recherche n'avait rien de la quête d'un amour perdu, mais bel et bien de l'envie et de la curiosité que l'on peut ressentir à vouloir retrouver un(e) ami(e) d'enfance perdu de vue.
D'autant plus que les boucles d'oreillles qu'il m'avait offertes font partie de la petite sélection de bijoux que j'ai emportés avec moi, et à chaque fois que je les porte je me dis "s'il savait que j'ai encore ces boucles à mes oreilles"...
Enfin. L'autre jour, sur le trajet de Puno à Cuzco j'ai encore écrit sur mon carnet de notes "Chercher Giuseppe". Je suis terrible. Terriblement pugnace. 

Le soir en arrivant à mon hostel j'y ai repensé et je me suis remise à chercher. Une fois encore. Facebook, google... des Giuseppe en pagaille... mais cette fois-ci, mon ordinateur s'était automatiquement paramétré sur Google.com.pe. Le PE, c'est pour PEROU. J'ai pourtant -evidemment- bien mentionné Lima, Pérou etc durant mes recherches précédentes... et voilà qu’apparaît

7 décembre 2011

SUR LA ROUTE DE PUNO A CUSCO, AU PÉROU

Royal au bar. A l'arrière du 2ème étage de mon bus semi-cama (semi-couchette) pratiquement vide, j'ai -comme presque d'habitude- deux sièges pour moi, et le paysage défile sur mon grand écran... Sept heures de kinopanorama avec l'"Album of the Year" en musique de fond. Coût du billet : 35 soles (une douzaine d'euros), je commence à m'y perdre avec les changes de monnaies, enfin ça prend 1 ou 2 jours pour changer de "chip", après les pesos argentins, les bolivianos voici les "soles"; je suis au Pérou depuis hier matin ! Paysages époustouflants, et dire que j'ai failli faire le trajet de nuit pour que ça passe plus vite...

Le petit port de Copacabana sur le Lac Titicaca (en Bolivie et non au Brésil) m'a charmée. Pour me chouchouter après 2 jours de repos forcé et conditions rudimentaires sur la Isla del Sol je me suis offerte 2 nuits à Ll'Hotel Estelar*** dans une chambre avec deux lits king-size, pas de baignoire mais une douche, snif, mais un balcon au 3ème étage avec vue... sur le Lac Titicaca, à "juste" plus de 4 000 mètres d'altitude. Coût de la chambre avec wifi et petit-déjeuner inclus : 7 euros. Une folie quoi... Une truite géante au four et un jus de papaye frais et me voilà à peu près requinquée.

A propos de la Isla del Sol, elle tient son nom du fait que le Soleil y serait né dans la mythologie Inca... c'était donc un passage obligé pour l'admiratrice du Soleil que je suis et j'avoue que j'en ai bien profité. Le mal d'altitude "soroche" m'a malheureusement dissuadée de toute activité de grimpette et j'ai donc passé ces deux journées à lézarder sur la plage.  A cette altitude, les amplitudes thermiques entre le jour et la nuit sont énormes. On passe d'environ 25° C avec un soleil qui brûle dans la journée à 5°C la nuit. Tenue d'été la journée et 3 couches le soir donc, y compris le typique bonnet péruvien qui protège bien les oreilles du vent glacial. J'ai quand même finalement pu admirer la vue panoramique sur le lac et quelques une des 60 îles qui constituent l'archipel (y compris la Isla de La Luna, autre haut symbole Inca) du haut des 150 marches de la partie Sud, grâce à l'aide et la motivation d'un charmant argentin qui s'était "perdu" sur l'île... sans parler de la petite bière fraîche en récompense de cette montée !

Hier matin j'ai donc passé la frontière bolivienne, un tampon de plus sur mon passeport, et même si

5 décembre 2011

VOYAGE INTERGALACTIQUE... DANS LE SUD-LIPEZ

Samedi 3 décembre
Je découvre la date en rédigeant cet article... 2 mois sont passés depuis mon départ de Paris, et je commence à perdre la notion du temps. Enfin mon prochain vol, le 16 décembre vers Miami pour un week-end de 3 jours avant de gagner mon petit Paradis me permet de ne pas me deconnecter trop longtemps de mon agenda. Il paraitrait que American Airlines  a déposé le bilan ? Ma maman chérie m'écrit -heureusement !- pour prendre des nouvelles, me donner quelques lieux à voir absolument ou plats à ne pas manquer, et me faire un résumé (évidemment dramatique) des évènements en France ou en Europe. Lorsque je me connecte à internet c'est souvent pour quelques minutes, un passage de plus en plus rapide sur Facebook et mes mails. Mes réponses sont parfois brèves, mais comme cela fait plaisir de recevoir des nouvelles ! Même si pour vous c'est la "routine" vu d'ici cela devient exotique... imaginer les décorations de Noël dans les rues de Paris (ici on trouve parfois et même rarement un pauvre vieux-faux-sapin avec 3 guirlandes qui trône au fond d'une salle, et de toutes façon ça ne colle pas avec le temps qu'il fait), lire de bonnes ou malheureusement de mauvaises nouvelles me réjouit, je ne me sens pas oubliée, je compte, aussi loin que je sois. 

Pour revenir sur les 10 derniers jours écoulés, le Nord de l'Argentine m'a fascinée ; très différent de la Patagonie par ses
paysages evidemment mais aussi par son peuple pronfondemment marqué par la culture Inca et la colonisation espagnole. Bien malheureusement, depuis mon départ, mon voyage est à une allure effrenée... les distances font que toutes les excursions que j'ai faites vont à 100 à l'heure... c'est très frustrant et fatiguant à la longue. Résultat : je souffre du Soroche (mal de l'altitude) depuis 2 jours alors que cela fait plus de 15 jours que je pratique les 3000 à 4000 mètres. Autour de moi pas mal de gens ont été malades ; migraines, fatigue, insomnies alors que je me portais plutôt bien. Mais les 4 jours d'expédition au Salar d'Uyuni et dans le Sud Lipez, les 2 mauvaises nuits passées à Potosi, les 10 heures de bus de nuit à crever de froid, 2 heures d'attentes au terminal de bus de La Paz, 3 heures 1/2 de bus jusqu'à Copacabana au bord du Lac Titicaca et enfin 3 heures de bateau moteur pour arriver sur la Isla del Sol ont eu raison de moi. Atteinte de tacchychardie, le souffle court comme une vieille femme de 95 ans, je ne peux pas faire un pas ou un mouvement sans avoir l'impression que mon coeur va sortir de ma poitrine, je manque de souffle et visualise mon pauvre coeur pomper sans parvenir à oxygéner correctement mes organes ! Horrible impression, surtout lorsqu'on est seule avec ses 3 bagages... j'avoue que hier soir dans ma chambre "matrimonial" à 20 bolivianos (2 ,50 €, oui vous avez bien lu) à 50 mètres au bord du Lac Titicaca, face à une plage de sable, je me demandais si c'était une bonne idée d'être venue jusqu'au bout de l'île où il n'y a ni eau courante ni éléctricité... Enfin, après 12 bonnes heures de sommeil -je n'avais pas dormi autant depuis des mois, et pourtant c'est ma spécialité !-je me sens au moins reposée, un peu moins essouflée. J'ai passé la matinée au soleil, je viens de manger ma petite soupe de quinoa, boire mon maté de coca, je prends un peu de temps pour écrire, et ce soir à 20h il n'y a de nouveau plus personne ! 

UYUNI ET LE SUD LIPEZ

JOUR 1 : Départ de Villazon à 8h30 : Roman sera notre chauffeur, Alvarro notre cuisiner, et nous, Susan l'hollandaise, Jarrid l'allemand, Fransisco l'italien et moi : les touristes... Nous voilà partis à bord de notre Nissan Patrol (un 4X4 quoi !) pour 4 jours de tape-cul à travers le Sud Lipez, région sud-ouest de la Bolivie. 1er jour : plus de 280 km sur pistes rocailleuses à travers les montagnes... des lamas en veux-tu en voilà, des montagnes de toutes les couleurs et  un sol de plus en plus rouge, un village fantôme où apparaissent des lumières étranges sur nos photos (les esprits des habitants ?)... 
et les gardes de l'entrée du Parc Naturel à 4200 mètres qui ne veulent pas nous laisser passer parce que l'agence n'a pas payé sa licence. Enfin nous laissons notre guide négocier et continuons notre route jusqu'au village où nous passerons la nuit après avoir admiré la lune et les étoiles sur écran XXXXXL.

Flamands roses, Bolivie
Jour 2 : Nous passons plusieurs lagunes et leurs flamands roses venus de nulle part, un lac blanc où l'on trouve du Borax (un détergeant que l'on trouve dans tous les produits de nettoyage et même les shampoings...), passons des montagnes de toutes les couleurs (dûes aux fortes concentrations de fer, cuivre, soufre, cobalt, manganèse...), ne cessons de nous exclamer dans le 4X4 comme des enfants pour arriver les premiers, vers 11h du matin, à la Laguna Verde... 
Laguna verde, Bolivie
La Lagune, avec le mouvement du soleil prend peu à peu une couleur bleu-vert turquoise fluo.  D'autres 4X4 sont arrivés et tout le monde regarde la nature opérer en silence... comme un miracle. Nous repartons pour les termes et pendant que nous nous baignons dans une eau à quelques 30°C notre cuisinier Alvarro prépare notre repas...nous poursuivons notre ascencion pour approcher les 5000 mètres, et là, la surprise...

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