Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

11 novembre 2011

J'AI MARCHÉ SUR LA LUNE ET FAIT UN FLASH-BACK DE 230 MILLIONS D'ANNÉES ! (ARGENTINE)

Bon alors... par où commencer ?! Hier j'ai pu faire l'excursion au Valle de la Luna comme prévu ; sous un soleil splendide voire cuisant, le garde du Parc National de Valle de la Luna (La Vallée de la Lune pour les handicapés de l'espagnol) nous a fait une visite au pas de course pour qui possède un Nikon D90 et a envie de photographier chaque bout de nature que les mots de peuvent pas décrire aussi facilement. Bref, voilà une Olympia bien frustrée de voir un paysage aussi fantastique a cette allure : regarder ou photographier ? ou les deux ? 

Voilà l'inconvénient des distances astronomiques en Argentine ; les excursions se font généralement très tôt en voiture ou mini-van (avec un guide ou pas) et des arrêts fréquents dans les points de vues les plus spectaculaires, souvent plus d'une cinquantaine de km parcourus dans le parc national plus les 3/4 d'heure voire 1h de route aller puis retour... les journées sont donc longues et denses. 

Le Valle de la Luna : 45 km de parcours entre des formations géologiques dont les formes et l'imagination de chacun permettent de voir animaux, personnages et autres objets étonnants dans un décor lunaire. 
Bien. Passons à la balade nocturne, quelques heures plus tard et en compagnie d'un guide bien plus marrant -avec nous dans la voiture ambiance cumbia en fond sonore et bouteille de Malbec pour
se mettre en forme- cette fois-ci, c'est la lune, pleine, qui éclaire notre nouveau parcours... les repères ne son plus les mêmes, les formes sont mystérieuses, le silence profond et le paysage ne fait plus aucun doute maintenant : nous marchons sur la lune !!! Entre mysticisme et euphorie, cette balade est indescriptible... peut-être les photos pourront donner la tonalité. Rentrés vers 3 heures du matin pour se relever 3 heures plus tard, c'est une nouvelle journée extraordinaire qui commence. Notre "pilote" Richard, ancien routier qui sait tout sur la région nous a préparé, pour changer du maté, du thé de coca pour nous aider a tenir le coup après cette toute petite nuit... Rassurez-vous, le thé de coca n'a strictement aucun effet sur la perception -malgré ce que l'on pourrait croire à la lecture de mes derniers posts- et les yeux tous petits, mes deux "nouveaux amis" porteños et Dika la japonaise qui-ne-pipe-mot et moi repartons pour la visite du  Parc National de Talampaya, à quelques centaine de km du précèdent visité la veille. Témoin des chocs et fractures tectoniques qui ont eu lieu ici il a 65 millions d'années, le paysage révèle à nos petits yeux de touristes les sédiments accumulés il y a 230 millions d'années sur ce sol. Est-il nécessaire de tenter de prouver plus longtemps que les impressions et l'émotion ressentie ici sont indescriptibles ?... 
même avec notre imagination, le spectacle était proche du rêve... et même les photos ne pourront pas donner la dimension de ce que j'ai vu aujourd’hui. La taille des falaises de roche rouge atteint souvent les 150 mètres de hauteur, les formes géologiques sont encore étonnantes et proies aux interprétations personnelles comme des tâches de Rorschach géantes.
Finalement, en sortant du parc je décide de faire un crochet d'une journée a Villa Union pour voir demain la Réserve de la Laguna Brava, perchée à plus de 4 200 mètres d'altitude où je devrais voir vigognes, flamands et geysers... mais surprise... pour demain en espérant ne pas souffrir de la Puna, comme on dit ici en Argentine : le mal d'altitude !


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