Tour du Monde en solo

Partie en 2011 pour un tour du monde de 8 mois en solo, j'ai posé le pied dans plus de 10 pays en en prenant plein les yeux, le cœur et la tête. De la Patagonie jusqu'aux plages secrètes de la République Dominicaine en passant par le désert d'Uyuni en Bolivie et le Machu-Picchu au Pérou, de Chiang Mai en Thaïlande jusqu'aux temples de Bali en descendant toute la côte du Vietnam, j'ai parcouru au total plus de 10 000 km avec mon sac sur le dos en m'extasiant et photographiant les paysages parmi les plus beaux de la Terre, à la rencontre des peuples et à la découverte de leur culture.

Voyageuse invétérée, je suis depuis repartie à l'aventure mais je reste fidèle à mon défi de départ : vous emmener avec moi et partager les émotions au travers de mon blog.

Bon Voyage !

31 décembre 2011

NE DITES PAS A MA MERE…

Qu'à Las Galeras on roule en concho sans casque, à 3, 4 voire 5 sur la même moto (enfants compris), qu'on prend des guaguas qui roulent la portière ouverte, que les ceintures de sécurité n'existent plus depuis longtemps, que le chlore et l'ammoniaque sont vendus au colmado dans des bouteilles de rhum recyclées qui traînent sur les rayons du bas (à hauteur de main d'enfant) et que ça n'est pas marqué dessus, que les dates de péremption n'existent pas, que les frigos s'arrêtent plusieurs fois par jour à cause des coupures d'électricité et que poulet, viande de porc et autres surgelés s'y côtoient allègrement sans emballage, que les chats, les araignées et les cafards y font aussi leurs courses, que les prix ne sont pas marqués, que les gars de la rue sont armés, que les autres se baladent avec une machette à la main, que "les mineurs, la 
drogue et les armes" sont interdits dans les discothèques (si si, Rambo est là pour veiller !), que les habitants sont régulièrement volés, braqués ou séquestrés  chez eux, que la police est corrompue (quelle police ?), que sorti de la rue principale, les chemins ne sont pas éclairés, que les serenos qui gardent certaines maisons ou rues ont 60 ans passés et n'ont probablement jamais tiré avec leur arme rouillée, que le soir on peut voir des mygales géantes ou des cacatas sur le mur de pierres qui va vers playita, qu'ici on explique qu'untel est mort comme on raconterait qu'il a eu la grippe, qu'une piqûre de mille-pieds peut vous envoyer 3 pieds sous terre, que la marijuana, la cocaïne et le crack sont consommés par de nombreux habitants, que l'alcool est moins cher que la plupart des boissons, que la musique dans les discothèques dépasse largement le seuil de la tolérance, que les bouteilles d'eau (l'eau courante n'est évidemment pas potable) sont parfois frelatées et qu'on peut passer un vrai sale moment avec une gorgée de cette eau insalubre, que des boas peuvent tomber des arbres, qu'il ne faut jamais rester sous un cocotier, surtout s'il y a du vent, que les bateaux vous emmènent sur d'autres plages sans respecter les normes de

25 décembre 2011

JOYEUX NOËL !

Un article en ce jour de Noël pour tout d'abord vous remercier de partager avec moi ce merveilleux voyage à travers mes photos et quelques ressentis que j'ai décidé de vous offrir depuis depuis bientôt 3 mois sur les routes d'Argentine, de Bolivie, du Pérou, de Miami et de République Dominicaine. Grâce aux deux fidèles compagnons de voyage que vous m'avez offert : mon appareil photo et mon netbook, mais aussi les belles rencontres qui ont croisé mon chemin 

et les deux chats qui ont désormais décidé de venir me saluer chaque matin à la porte de mon bungalow -non sans un intérêt certain pour quelques restes de poulpe ou de dorade que je partage avec eux-. 

87 jours de bonheur qui me semblent avoir duré des saisons et que je vais maintenant prendre le temps de digérer (en plus du fabuleux dîner de Noël préparé de bout en bout par Diane hier toute la journée !) tranquillement dans mon "refuge" spirituel ici à Las Galeras, en République Dominicaine. 
Après m'être auto-proclamée Ambassadrice Officielle pour la Promotion du Tourisme en Argentine, je pense proposer la même distinction au Maire de Las Galeras -pour peu qu'il y en ait eu un- puisque cela fait plus de 8 années que je crie à qui veut bien l'entendre que le PARADIS EST ICI !!! 

Je devrais garder cet endroit secret mais ma nature revient toujours au galop et je ne peux m'empêcher de montrer ce coin de Paradis autour de moi. Bien entendu, avec les années cet endroit idyllique révèle ses défauts et l'envers du décor l'est beaucoup moins pour ses habitants à l'année. Cette communauté de dominicains qui cohabitent avec sa petite colonie de français et d'italiens est un microcosme avec ses travers : une ambiance de village avec ses histoires, ses différents et ses drames qui vit au jour le jour avec

18 décembre 2011

12 12 2011... A LA CONQUÊTE DU MACHU-PICCHU

Après mes deux incursion sur le Lac Titicaca, côté Bolivien (à la Isla del Sol) et côté Péruvien (Les Iles flottantes des Uros), me voici à Cusco. J'écris "Cusco" car j'ai appris que l'orthographe Cuzco est celle imposée par les colons espagnols. Les incas eux avaient nommé "Qosqo" ou Qosquo" (le centre, le milieu, le nombril). Depuis plus d'un mois, en fait depuis que j'ai quitté la région de la Patagonie, le passé Inca (au travers des peuples qui l'ont constitué ou en ont fait partie, comme les Quilmes, les Quechua, Les Aymara, et tous les autres....) est très fortement présent dans ce voyage. Bien entendu par le folklore, la musique, les vêtements, mais aussi toutes les notions que j'ai découvertes au fur et à mesure de mon parcours ; 

la Pachamama est présente au quotidien, la langue Quechua ou Aymara est plus usitée que l'espagnol ici. Parfois il est même difficile de se comprendre. Les boliviens par exemple sont généralement beaucoup plus introvertis et distants que le reste des habitants d'Amérique du Sud ; pour peu qu'ils ne parlent pas ou presque espagnol, et on se retrouve de l'autre côté d'un fossé gigantesque. Partout je me suis sentie touriste... effet désagréable et finalement insurmontable.

Me voici donc à Cusco, dans un hostel de style hippie, entourée de quelques américains et autres anglosaxons, ayant eu connaissance de cette adresse par le Lonely Planet ou le bouche à oreille. La propriétaire, une sud-africaine qui de toute évidence à fait la route de Katmandu dans les années 70, propose chaque semaine un "voyage" spirituel dans son autre demeure "the Moon Temple" quelque part dans les hauteurs de Cusco. 

Un petit panneau dans la salle commune et quelques feuilles font l'apologie du cactus San Pedro, -licite- dont les effets sont proches des expériences chamaniques. Il fallait entendre les convives en parler... ils avaient apparemment réussi leur communion avec le monde végétal et leur propre moi. Je ne pourrai vous en dire plus, je n'ai pas essayé. Je fais déjà mon propre "voyage" et je plane déjà assez comme ça pour avoir besoin. Pour ma part je suis restée attablée pratiquement une journée entière sans pouvoir bouger à mon arrivée à Cusco. Non pas que j'ai pris de la drogue (bien que je sois dans l'obligation de boire plusieurs matés de coca par jour pour atténuer les effets de l'altitude, mais je répète, la feuille de coca n'a RIEN à voir avec la drogue que l'on en tire !), mais parceque la fatigue -probablement-, le manque de sommeil réparateur et les variations d'altitudes ont eu raison de moi. Après près d'un mois à jongler entre les 3 000 à 5 000 mètres, c'est à Cusco que le Soroche m'a attaquée. Je m'en était pourtant

11 décembre 2011

QU'IMPORTE L'ISSUE DU CHEMIN, SEUL COMPTE LE CHEMIN PARCOURU


Vous voyez les boucles d'oreilles que je porte sur cette photo ? 
Eh bien c'est un étudiant péruvien en Arts Plastiques que j'avais rencontré à Paris il y a plus de 15 ans qui me les avait offertes. Il était venu étudier un ou deux ans dans une école d'Art américaine et lorsqu'il était reparti nos liens s'étaient coupés par la même occasion. Alors voilà, depuis plus de 6 ans que je planifie ce voyage (si vous avez lu la rubrique "A propos de moi et mon projet" vous savez pourquoi il s'est passé tant de temps) et que je sais que je vais passer par le Pérou et Lima, je ne cesse de me dire que c'est trop bête, je ne peux pas être ici sans retrouver Giuseppe. Or, avec ma mémoire d'éléphant lobotomisé, cela fait 6 ans que je m’efforce de retrouver son nom de famille, en vain. Un nom italien, oui, j'ai bien cherché, mais des Giuseppe avec des noms de famille italiens il y en a une quantité, même au Pérou. Et puis, il vit peut-être ailleurs aujourd'hui ? J'ai même retourné un soir mon cagibi, quelques temps
avant de partir en voyage, à la recherche des vieux répertoires téléphoniques (mais oui, à l'époque on écrivait les numéros de ses amis sur des répertoires en papier...) et j'ai même réussi à retrouver celui de l'époque... mais son nom de famille n'apparaissait pas. J'ai baissé les bras.
J'y ai encore repensé plusieurs fois depuis le début de mon voyage: c'est pas possible, je ne peux pas passer par Lima sans savoir si Giuseppe est là et sans le contacter ! 
Cette recherche n'avait rien de la quête d'un amour perdu, mais bel et bien de l'envie et de la curiosité que l'on peut ressentir à vouloir retrouver un(e) ami(e) d'enfance perdu de vue.
D'autant plus que les boucles d'oreillles qu'il m'avait offertes font partie de la petite sélection de bijoux que j'ai emportés avec moi, et à chaque fois que je les porte je me dis "s'il savait que j'ai encore ces boucles à mes oreilles"...
Enfin. L'autre jour, sur le trajet de Puno à Cuzco j'ai encore écrit sur mon carnet de notes "Chercher Giuseppe". Je suis terrible. Terriblement pugnace. 

Le soir en arrivant à mon hostel j'y ai repensé et je me suis remise à chercher. Une fois encore. Facebook, google... des Giuseppe en pagaille... mais cette fois-ci, mon ordinateur s'était automatiquement paramétré sur Google.com.pe. Le PE, c'est pour PEROU. J'ai pourtant -evidemment- bien mentionné Lima, Pérou etc durant mes recherches précédentes... et voilà qu’apparaît

7 décembre 2011

SUR LA ROUTE DE PUNO A CUSCO, AU PÉROU

Royal au bar. A l'arrière du 2ème étage de mon bus semi-cama (semi-couchette) pratiquement vide, j'ai -comme presque d'habitude- deux sièges pour moi, et le paysage défile sur mon grand écran... Sept heures de kinopanorama avec l'"Album of the Year" en musique de fond. Coût du billet : 35 soles (une douzaine d'euros), je commence à m'y perdre avec les changes de monnaies, enfin ça prend 1 ou 2 jours pour changer de "chip", après les pesos argentins, les bolivianos voici les "soles"; je suis au Pérou depuis hier matin ! Paysages époustouflants, et dire que j'ai failli faire le trajet de nuit pour que ça passe plus vite...

Le petit port de Copacabana sur le Lac Titicaca (en Bolivie et non au Brésil) m'a charmée. Pour me chouchouter après 2 jours de repos forcé et conditions rudimentaires sur la Isla del Sol je me suis offerte 2 nuits à Ll'Hotel Estelar*** dans une chambre avec deux lits king-size, pas de baignoire mais une douche, snif, mais un balcon au 3ème étage avec vue... sur le Lac Titicaca, à "juste" plus de 4 000 mètres d'altitude. Coût de la chambre avec wifi et petit-déjeuner inclus : 7 euros. Une folie quoi... Une truite géante au four et un jus de papaye frais et me voilà à peu près requinquée.

A propos de la Isla del Sol, elle tient son nom du fait que le Soleil y serait né dans la mythologie Inca... c'était donc un passage obligé pour l'admiratrice du Soleil que je suis et j'avoue que j'en ai bien profité. Le mal d'altitude "soroche" m'a malheureusement dissuadée de toute activité de grimpette et j'ai donc passé ces deux journées à lézarder sur la plage.  A cette altitude, les amplitudes thermiques entre le jour et la nuit sont énormes. On passe d'environ 25° C avec un soleil qui brûle dans la journée à 5°C la nuit. Tenue d'été la journée et 3 couches le soir donc, y compris le typique bonnet péruvien qui protège bien les oreilles du vent glacial. J'ai quand même finalement pu admirer la vue panoramique sur le lac et quelques une des 60 îles qui constituent l'archipel (y compris la Isla de La Luna, autre haut symbole Inca) du haut des 150 marches de la partie Sud, grâce à l'aide et la motivation d'un charmant argentin qui s'était "perdu" sur l'île... sans parler de la petite bière fraîche en récompense de cette montée !

Hier matin j'ai donc passé la frontière bolivienne, un tampon de plus sur mon passeport, et même si

5 décembre 2011

VOYAGE INTERGALACTIQUE... DANS LE SUD-LIPEZ

Samedi 3 décembre
Je découvre la date en rédigeant cet article... 2 mois sont passés depuis mon départ de Paris, et je commence à perdre la notion du temps. Enfin mon prochain vol, le 16 décembre vers Miami pour un week-end de 3 jours avant de gagner mon petit Paradis me permet de ne pas me deconnecter trop longtemps de mon agenda. Il paraitrait que American Airlines  a déposé le bilan ? Ma maman chérie m'écrit -heureusement !- pour prendre des nouvelles, me donner quelques lieux à voir absolument ou plats à ne pas manquer, et me faire un résumé (évidemment dramatique) des évènements en France ou en Europe. Lorsque je me connecte à internet c'est souvent pour quelques minutes, un passage de plus en plus rapide sur Facebook et mes mails. Mes réponses sont parfois brèves, mais comme cela fait plaisir de recevoir des nouvelles ! Même si pour vous c'est la "routine" vu d'ici cela devient exotique... imaginer les décorations de Noël dans les rues de Paris (ici on trouve parfois et même rarement un pauvre vieux-faux-sapin avec 3 guirlandes qui trône au fond d'une salle, et de toutes façon ça ne colle pas avec le temps qu'il fait), lire de bonnes ou malheureusement de mauvaises nouvelles me réjouit, je ne me sens pas oubliée, je compte, aussi loin que je sois. 

Pour revenir sur les 10 derniers jours écoulés, le Nord de l'Argentine m'a fascinée ; très différent de la Patagonie par ses
paysages evidemment mais aussi par son peuple pronfondemment marqué par la culture Inca et la colonisation espagnole. Bien malheureusement, depuis mon départ, mon voyage est à une allure effrenée... les distances font que toutes les excursions que j'ai faites vont à 100 à l'heure... c'est très frustrant et fatiguant à la longue. Résultat : je souffre du Soroche (mal de l'altitude) depuis 2 jours alors que cela fait plus de 15 jours que je pratique les 3000 à 4000 mètres. Autour de moi pas mal de gens ont été malades ; migraines, fatigue, insomnies alors que je me portais plutôt bien. Mais les 4 jours d'expédition au Salar d'Uyuni et dans le Sud Lipez, les 2 mauvaises nuits passées à Potosi, les 10 heures de bus de nuit à crever de froid, 2 heures d'attentes au terminal de bus de La Paz, 3 heures 1/2 de bus jusqu'à Copacabana au bord du Lac Titicaca et enfin 3 heures de bateau moteur pour arriver sur la Isla del Sol ont eu raison de moi. Atteinte de tacchychardie, le souffle court comme une vieille femme de 95 ans, je ne peux pas faire un pas ou un mouvement sans avoir l'impression que mon coeur va sortir de ma poitrine, je manque de souffle et visualise mon pauvre coeur pomper sans parvenir à oxygéner correctement mes organes ! Horrible impression, surtout lorsqu'on est seule avec ses 3 bagages... j'avoue que hier soir dans ma chambre "matrimonial" à 20 bolivianos (2 ,50 €, oui vous avez bien lu) à 50 mètres au bord du Lac Titicaca, face à une plage de sable, je me demandais si c'était une bonne idée d'être venue jusqu'au bout de l'île où il n'y a ni eau courante ni éléctricité... Enfin, après 12 bonnes heures de sommeil -je n'avais pas dormi autant depuis des mois, et pourtant c'est ma spécialité !-je me sens au moins reposée, un peu moins essouflée. J'ai passé la matinée au soleil, je viens de manger ma petite soupe de quinoa, boire mon maté de coca, je prends un peu de temps pour écrire, et ce soir à 20h il n'y a de nouveau plus personne ! 

UYUNI ET LE SUD LIPEZ

JOUR 1 : Départ de Villazon à 8h30 : Roman sera notre chauffeur, Alvarro notre cuisiner, et nous, Susan l'hollandaise, Jarrid l'allemand, Fransisco l'italien et moi : les touristes... Nous voilà partis à bord de notre Nissan Patrol (un 4X4 quoi !) pour 4 jours de tape-cul à travers le Sud Lipez, région sud-ouest de la Bolivie. 1er jour : plus de 280 km sur pistes rocailleuses à travers les montagnes... des lamas en veux-tu en voilà, des montagnes de toutes les couleurs et  un sol de plus en plus rouge, un village fantôme où apparaissent des lumières étranges sur nos photos (les esprits des habitants ?)... 
et les gardes de l'entrée du Parc Naturel à 4200 mètres qui ne veulent pas nous laisser passer parce que l'agence n'a pas payé sa licence. Enfin nous laissons notre guide négocier et continuons notre route jusqu'au village où nous passerons la nuit après avoir admiré la lune et les étoiles sur écran XXXXXL.

Flamands roses, Bolivie
Jour 2 : Nous passons plusieurs lagunes et leurs flamands roses venus de nulle part, un lac blanc où l'on trouve du Borax (un détergeant que l'on trouve dans tous les produits de nettoyage et même les shampoings...), passons des montagnes de toutes les couleurs (dûes aux fortes concentrations de fer, cuivre, soufre, cobalt, manganèse...), ne cessons de nous exclamer dans le 4X4 comme des enfants pour arriver les premiers, vers 11h du matin, à la Laguna Verde... 
Laguna verde, Bolivie
La Lagune, avec le mouvement du soleil prend peu à peu une couleur bleu-vert turquoise fluo.  D'autres 4X4 sont arrivés et tout le monde regarde la nature opérer en silence... comme un miracle. Nous repartons pour les termes et pendant que nous nous baignons dans une eau à quelques 30°C notre cuisinier Alvarro prépare notre repas...nous poursuivons notre ascencion pour approcher les 5000 mètres, et là, la surprise...

23 novembre 2011

J + 54... ADIOS ARGENTINA, 54 JOURS D'ÉMOTIONS

Quelques mots ce soir pour clore le chapitre "Argentine"... 54 jours que je suis partie de Paris, à peine 35 jours (!) que j'ai quitté Buenos-Aires pour ma traversée de ce pays fantastique... j'ai l'impression qu'il s'est passé des mois. J'ai parcouru près de 5 000 kilomètres depuis la Patagonie jusqu'au Nord où je me trouve ce soir, à moins de 3 heures de la frontière... Les albums photos aussi denses soient-ils (j'essaye de me faire violence pour réduire la sélection à une cinquantaine de photos maximum mais c'est impossible !) ne sont qu'un pâle reflet, qu'un minime échantillon de ce que j'ai pu voir, sentir, goûter, toucher, respirer ici en Argentine. Je me suis tantôt sentie touriste -les argentins me demandent systématiquement d'où je viens, intrigués par mon castellano "courant" et les mots d'usage courant que je demande parfois d'éclaircir, un petit accent semble-t-il difficilement identifiable les perturbant. Et je me suis tantôt sentie un peu d'ici... 
Parfois, comme ce soir, l'émotion est à fleur de peau. Beaucoup de souvenirs d'enfance, de goûts, de mélodies ou rythmes, de sons et d'images remontent à la surface ; un mot que je me surprends à formuler naturellement, un mot qui me revient à l'esprit alors que

20 novembre 2011

APRÈS-MIDI A SALTA

Salta ! Après plusieurs jours sans nouvelles pour les non-facebookiens... J'ai mis tous mes albums photos en accès libre dans la rubrique ALBUMS PHOTOS du blog comme son nom l'indique... enjoy ! n'hésitez pas à faire des commentaires ou me prévenir si l'accès ne fonctionne pas. Les albums photos illustrent bien mieux les articles alors aux curieux de conjuguer les deux :)

Finalement c'est trop long et trop compliqué de mettre tout cela à jour régulièrement. Plus je me dirige vers le nord et plus les connexions à internet son lentes voire inexistantes dans la plupart des Hostels. 
Et puis, les mots expriment difficilement le ressenti, parfois trop personnel pour être partagé, parfois l'inspiration manque au moment où je trouve un point de connexion. Mes journées sont tellement denses qu'il me faudrait des heures pour raconter ce qui me traverse la vue et l'esprit. J'ai un carnet empli de notes que je n'ai plus envie de recopier sur mon netbook au moment où je pourrais le faire ; quand le moment se présente tout cela est déjà loin derrière et j'ai déjà envie d'écrire sur le présent !

Petit retour en arrière quand même : quel bonheur d'avoir

11 novembre 2011

J'AI MARCHÉ SUR LA LUNE ET FAIT UN FLASH-BACK DE 230 MILLIONS D'ANNÉES !

Bon alors... par où commencer ?! Hier j'ai pu faire l'excursion au Valle de la Luna comme prévu ; sous un soleil splendide voire cuisant, le garde du Parc National de Valle de la Luna (La Vallée de la Lune pour les handicapés de l'Espagnol) nous a fait une visite au pas de course pour qui possède un Nikon D90 et a envie de photographier chaque bout de nature que les mots de peuvent pas décrire aussi facilement. Bref, voilà une Olympia bien frustrée de voir un paysage aussi fantastique a cette allure : regarder ou photographier ? ou les deux ? 

Voilà l'inconvénient des distances astronomiques en Argentine ; les excursions se font généralement très tôt en voiture ou mini-van (avec un guide ou pas) et des arrêts fréquents dans les points de vues les plus spectaculaires, souvent plus d'une cinquantaine de km parcourus dans le parc national plus les 3/4 d'heure voire 1h de route aller puis retour... les journées sont donc longues et denses. 

Le Valle de la Luna : 45 km de parcours entre des formations géologiques dont les formes et l'imagination de chacun permettent de voir animaux, personnages et autres objets étonnants dans un décor lunaire. 
Bien. Passons à la balade nocturne, quelques heures plus tard et en compagnie d'un guide bien plus marrant -avec nous dans la voiture ambiance cumbia en fond sonore et bouteille de Malbec pour

9 novembre 2011

EN DIRECT DE SAN AUGUSTIN DEL VALLE

Posée depuis 2 jours à San Agustin del Valle à quelques 6 heures de Mendoza d'où je suis partie lundi midi après un dimanche à manger et boire de 13h à 17h au Sheraton comme prévu... on s'est marrés comme des baleines (et mangé aussi comme...) jusqu'à ce que les serveuses aient rangé les derniers plats, puis on est allés squatter la terrasse - piscine de l'hôtel... un peu de luxe après plusieurs semaines de vadrouille c'était vraiment pas mal du tout !

Revenons-en à ce petit oasis de tranquilité qu'est San Agustin del Valle... dans le bus j'ai fait la connaissance de deux porteños (c'est comme cela qu'on appelle les habitants de Buenos-Aires) et je leur ai proposé de venir à l'hostel où j'avais réservé. Nous étions donc ... 3 dans l'hostel... ! une paix royale dans un petit patio fleuri, un vrai bonheur et surtout... une chambre pour moi toute seule où j'ai pu m'étaler et dormir paisiblement mes 6 heures devenues

6 novembre 2011

MENDOZA

Bonjour !
9h du matin, je viens de terminer mon petit déjeûner dans le patio fleuri de mon hostel... ça cogne déjà, il doit bien faire 25°, ça change du vent et du froid patagoniens ! J'ai malgré tout eu un gros coup de coeur là-bas, au -presque- bout du monde et j'y pense encore. Finalement l'Hostel LAO où j'ai débarqué avant-hier matin après avoir marché une bonne quinzaine de minutes avec mes sacs à dos était complet (le gros sac à dos doit faire dans les 13-14 kg derrière, et le noir avec netbook, appareil photo et autres "importants" devant 6 ou 7 kg), et merde. Heureusement Olivier le français que javais rencontré à Bariloche et qui me l'avait recommandé était là, et dans un grand élan de galanterie m'a accompagnée jusqu'à celui qui se trouve à une dizaine de minutes de là. 


C'est marrant comme on rencontre tout le temps les mêmes personnes, on finit par ne même plus s'en étonner. Hier un anglais à rencontré dans la bodega où on dégustait du vin deux nanas qu'il avait connues il y a un mois à Cuzco !
Bref, mon hostel pas top clean mais avec un petit jardin, une mini-piscine et une joli pergola avec de la vigne pour nous faire

5 novembre 2011

RENCONTRES...


Jeudi 3 novembre 2011, 17h30. Ça fait déjà 4 heures que nous roulons en direction de Mendoza, 1 400 km plus au nord de El Bolson que j'ai quitté en début d'après-midi à bord d'un super autocar Andesmar (coût du billet : 510 pesos ARS soit env. 100 €). J'ai une "cama" un lit donc, qui est en fait un siège de la largeur d'un siège d'avion 1ère classe qui s'incline à 140°. Le vrai "lit" s'appelle en fait "Super Cama" et passe à 180° pour seulement 30 pesos de plus, mais il n'y en a que 6 dans le bus et ils sont évidemment pris d'assaut par les premiers passagers qui effectuent leur réservation. Bon, pas grave, je suis tout au bout du bus avec un siège unique, j'ai déjà installé ma "maison" pour 19 heures tel un bon petit furet.


J'ai passé les 2 premières heures à photographier le paysage... le départ d'El Bolson est grandiose. Petite ville hippie nichée entre les montagnes, je viens d'y passer 2 jours vraiment très agréables à La Camorra, hostel tenu par Cris et Nico, un couple vraiment super sympa, accueillant et chaleureux. Hier soir on a fait un "asado" pour les 10 convives,  (coût du repas : moins de 6 € par personne pour se gaver de bonne viande argentine, salade et vin) et coup de bol, pour la première fois

29 octobre 2011

PUERTO NATALES ET TORRES DEL PAINE

Euphorie, c'est le terme qui pourrait caractériser ce premier mois de voyage. Mon visage affiche une banane constante et j'ai l'impression de vivre un rêve qui continue encore et encore.

Après une petite journée de "repos" dans ma superbe chambre à El Calafate, j'ai pris le bus pour Puerto Natales, d'où partirait mon bateau le lendemain soir. Je pensais passer la journée à visiter le Port, mais en arrivant à l'hostel je découvre que j'ai parfaitement le temps de partir en excursion dans le Parc National Torres del Paine. Wowww !!! C'était inespéré, et je n'hésite pas une seconde. Réveil à 6h30 comme presque

LE GLACIER PERITO MORENO


Wouahou... 20 jours sont passés depuis mon dernier post ! Le temps défile, et pourtant je pense tous les jours à mon blog et à ce que j'ai envie de partager et garder de ce voyage. Des rencontres passionnantes, des paysages à couper le souffle... Malheureusement (ou plutôt heureusement !) je n'ai pas eu le temps de me poser une seule fois pour pouvoir le mettre à jour, et, désolée pour les non-facebookers mais c'est là que j'ai chargé les photos puisque Blogger ne permet pas vraiment de créer des albums. :(
Bonne nouvelle, les albums (liens ci-après) sont en accès libres et vous pourrez donc profiter de mes photos "même" si vous n'avez pas de compte ou si nous ne sommes pas "amis" sur Facebook !

Ces semaines de voyage ont été d'une densité et d'une richesse fabuleuses. J'ai quitté Buenos-Aires le 17 octobre le coeur gros comme ça, les 20 jours passés au contact de ma famille m'ont vraiment enrichie.  Je me suis retrouvée parfois un peu, souvent beaucoup dans tous les membres de ma famille ; Juan-Carlos, Betty, Priscila, Alexis, Cinthia, Octavio, Sebastian, Osvaldo, Patricio, Eduardo, Luciana, Penelope, Fede, Cassandra... C'est bien ce mélange explosif qui est en moi !

Le 20 au matin je pars d'Iguazu. Après avoir survolé toute l'Argentine je pose le pied en Patagonie... changement radical de paysage ! Passée en quelques heures d'un climat tropical et végétation luxuriante au vent et désert de la pampa à perte de vue. Le chauffeur du shuttle que j'avais pris

J + 20 : LES CHUTES D'IGUAZU

Ca y est, mon voyage "toute seule" commence là. Mon cousin Alexis m'a accompagnée à l'aéroport, maintenant c'est MON TOUR... du MONDE !
Depuis 2 jours les cendres du volcan chilien PUYEHUE ont envahi le ciel de Buenos Aires, paralysant tous les vols... le mien est pourtant maintenu. Juste... 1er petit "accident"... j'avais posé mon étui à lunettes sur le sol et je m'assois dessus ; ma superbe paire de lunettes Tom Ford est cassée en deux... heureusement de façon nette, et d'un coup de chatterton je l'ai réparée avec comme une chef !

Le vol est top : je suis assise côté hublot et du bon côté ; le départ de Buenos-Aires me donne l'opportunité de photographier Puerto Madero, l'Avenida 9 de Julio et son obelisque, et même la Casa Rosada. En milieu de vol, c'est une magnifique "Gloire du Pilote" que j'aperçois à travers mon hublot en signe de bonne augure.

J'ai à peine eu le temps de digérer toutes les émotions de ces rencontres que je me retrouve à survoler le fleuve Iguazu pour apercevoir depuis mon hublot un nuage de brume pour découvrir dès le lendemain matin ces incroyables chutes d'eau. 
Arrivée à Iguazu, je ne perds pas une minute pour

9 octobre 2011

LA LEÇON DU JOUR : "LORSQUE TU NE SAIS PAS OÚ TU VAS, REGARDE D'OÚ TU VIENS"




J+9 : Dieu comme le temps passe vite ! Déjà 9 jours que je suis partie de Paris... comme le temps passe vite et comme l'on peut s'enrichir en si peu de temps ! 


Ces 8 jours ont été entièrement consacrés à passer du temps avec ma famille ici en Argentine ; des cousins que j'avais connus enfants et que je découvre adultes, des cousins germains que je découvre pour la première fois, du temps, beaucoup de temps passé à évoquer nos ascendants, nos liens de parenté, découvrir et surtout prendre conscience des traits de caractère et des aspects qui nous unissent d'un côté et de l'autre par le sang qui coule dans nos veines... toutes ces journées passées en Famille... des moments très

2 octobre 2011

DIA 1

A partir de ahora, todo en castellano !!! 
Boooon d'accoooord, je continue en français... :)
Donc petit récap de cette longue première journée du Doubisch'tour !
Arrivée à 8h30 en ce vendredi 30 septembre à Buenos-Aires, 16° C ce qui est pas mal pour un début de printemps (de toutes façons en sortant de l'avion on est toujours réchauffé). J'ai dormi comme une marmotte sur le 1er vol Paris-Madrid, et comme une énooorme marmotte sur le vol Madrid-Buenos-Aires... en fait j'ai même raté le décollage, il faut le faire... la tête posée contre le hublot, quand j'ai ouvert les yeux, j'ai entendu un bruit sourd. Je pensais qu'on était toujours en train de rouler sur la piste, mais quand j'ai relevé la persienne  je n'ai pu voir qu'un ciel noir et mille étoiles devant mes yeux ; on volait depuis déjà probablement un bon moment.


Arrivée  avec un grand sourire aux lèvres, passage de la douane sans embrouilles et là, ma tante Betty et Alexis m'attendent de l'autre côté des portes coulissantes... yeah yeah yeah ! aha aha ahaaa ! 
Situation assez surréaliste puisque j'ai vu mon cousin argentin pas plus tard que l'avant-veille à Paris, qui était sa première et dernière étape de son tour de 3 mois en Europe et Asie... Betty elle, est rentrée début août de son autre tour d'Europe de 2 mois 1/2, elle aussi sac à dos et auberges de jeunesse... ben oui, chez les Dubisch on est comme ça, on a le voyage dans le sang, de vrais nomades !
Donc petit déj au soleil, avec des pains

28 septembre 2011

DÉPART J-1...


La phase de projet qui dure depuis des mois arrive enfin à son terme...
Dans à peine 24 heures... on passe enfin à l'action ! ... et à vrai dire ce n'est pas trop tôt, car depuis un mois c'est une course folle, je me suis retrouvée dans un état de stress similaire à celui de l'année du bac : cerveau qui cogite et révise du matin au soir, des listes à n'en plus finir, quantité de petits détails à gérer.
Enormes frustrations ; je pars sans avoir le temps de dire "Au Revoir" à la plupart de mes amis (pardon pardon pardon, mais je penserai fort à vous !) et les 19 guides touristiques que j'avais emprunté à la bibliothèque sont restés posés sur une étagère, je pars à l'aveuglette, à l'aventure, j'ai juste réservé les 3 auberges de jeunesse "clés" à Iguazu, El Calafate et Puerto Natales pour être sûre de ne pas galérer sur ces courts séjours et avant mes vols et ferry. C'est vraiment dur car j'avais commencé ce travail d'investigation et de recherches passionnant que

24 septembre 2011

DÉPART J-5...

Quelques nouvelles fraîches à moins de 6 jours de mon départ..
J'ai le plaisir d'annoncer que j'ai ENFIN trouvé quelqu'un pour garder mon appart ce soir, après 3 jours ultra-denses et totalement épiques puisque (entre autres !) le couple qui devait venir s'est désisté à 1h de notre rv hier...
J'en passe et des meilleures ; la Mairie qui m'annonce 10 jours min. de délai pour obtenir mon permis de conduire international alors qu'on m'avait assuré que cela se faisait sur le champ, un PV dès le matin, un vaccin fait à l'arrache par mon voisin dans la cuisine, mon vélo complètement "oublié" contre la vitrine de la pharmacie jusqu'en milieu d'après-midi où lorsqu'en descendant les poubelles j'ai pensé qu'on me l'avait volé dans la cour...  et donc la ré-organisation de visites en catastrophe toute l'après-midi alors que mes heures sont comptées et même chronométrées puisque j'ai encore

31 août 2011

TOUR DU MONDE J-29...

Quelques nouvelles à J-29 et à la barre des 550 pages vues sur le Blog...
1-2 1-2, this is a test !


Le niveau de stress qui était monté ces derniers jours à 8/10 sur l'échelle de Richter du Stress Olympique est redescendue à 6 ; une partie des vaccins sont faits -dont une 3ème injection d'Hépatite A par erreur au lieu de 2 normalement...- la visite de checking chez le dentiste, un appartement qui ressemble à un chantier... il y en a de partout, des cartons à moitié faits, des sacs entiers de paperasses mises à la poubelle (oui oui je les ai bien mis au recyclage), 2 autres sacs de vêtements mis à la benne pour les dons, la plupart des papiers importants scannés et conservés dans un coffre fort électronique, une douzaine de guides du Routard et autres que je n'ai même pas le temps de lire jonchent mon plancher... les auberges de jeunesse lors des étapes "clés", c'est à dire les veille ou arrivée d'un vol de mon voyage réservées... et mon remplaçant de bureau trouvé !
Mon sens de l'organisation habituel est à son paroxysme, je me balade 24h/24h avec mon petit carnet de notes ; le cerveau est

14 août 2011

LE DOUBISCH'TOUR EN CHIFFRES



8 mois de voyage, 
soit 245 jours sur terre, en mer ou dans les airs !



12 Pays à visiter :
Argentine (Buenos-Aires puis Iguazu et du sud (El Calafate) jusqu'au nord par la route 40
Chili (la route des Fjords)
Bolivie
Pérou
USA (3 jours à Miami et 7 jours Los Angeles)
Saint-Domingue
Mexique (Yucatan)
Thaïlande du Nord
Laos du Nord
Vietnâm (du nord au sud)
Hong-Kong
Bali

15 vols internationaux
2 vols internes (Buenos-Aires -> Iguazu -> El Calafate)
75h50 en vol au total
36 090 miles en vol

Bateau :
4 jours et 3 nuits sur un cargo navigant entre les fjords du Chili sur env. 700 miles nautiques (plus de 1200 km), de Puerto Natales jusqu'à Puerto Montt.


http://www.navimag.com/sitio/es/pdf/folleto_es_4.pdf





Bus :
Traversée de L'Argentine du Sud au Nord par la mythique Route 40



Train : 
Vietnam du Nord au Sud par le train "l'Express de la Réunification" (1 736 km) de Hanoï à Ho-Chi-Minh




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